Du 11 au 13 décembre 2008, l’Hôtel de Ville de Paris a accueilli le 9e sommet des prix Nobel de la Paix.

Trois jours de débats autour des droits humains, avec l’ancien président polonais Lech Walesa, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt ou encore l’Irlandais John Hume. Tous ont lancé une campagne internationale pour la libération d’Aung San Suu Kyi, Prix Nobel assignée à résidence par la junte birmane. Le chanteur Bono a reçu le prix du sommet 2008, vendredi 12 décembre, des mains de Bertrand Delanoë.

9-sommet-prix-nobel-paix-paris-2008-300x199 9ème sommet des prix Nobel de la paix - Une publicité engagée...
Le sommet mondial des prix Nobel – Sophie Robichon/Mairie de Paris – Hôtel de Ville, le 12 décembre 2008.
Bertrand Delanoë, Walter Veltroni, ancien maire de Rome, Ingrid Betancourt, Bono, Thandiwe Chama,
Lech Walesa et Frederik Willem De Klerk, ancien président de l’Afrique du Sud,
lancent un appel pour la libération d’Aung San Suu Kyi.

Vous trouverez sur Wikipedia un long portrait de cette femme héroïque.

J’ai entendu parler de ce sommet de façon originale : Lancia est en effet partenaire du sommet, et a financé une publicité engagée, que j’ai trouvée très originale, et qui change des blondes aux gros seins que l’on voit habituellement dans les publicités pour automobiles – façon « ami gogo, lache-nous 30 000 € et tu auras la même sur le siège passager… ». Vous trouverez ici le communiqué de presse de Lancia, très intéressant, et je vous mets la publicité en question :

BRUXELLES (AFP) — Vainqueur du dernier tirage de l’Euromillion, un Belge a fait cadeau pour Noël de 3,75 millions d’euros – la moitié de sa nouvelle fortune – à répartir entre les familles en difficulté de sa ville, ont rapporté mercredi plusieurs médias belges.

« Le Père Noël habite à Riemst », une commune flamande du Limbourg, à la frontière avec les Pays-Bas, titre le quotidien néerlandophone Het Laatste Nieuws, plus gros tirage de la presse belge.

A quelques heures du réveillon, le journal de la première chaîne de télévision francophone RTBF a elle aussi consacré un long sujet à ce « cadeau de Noël » aussi généreux qu’inattendu.

Gagnant de la somme mirobolante de 7,5 millions d’euros au tirage du 12 décembre de l’Euromillion, le « père Noël » de Riemst a fait savoir qu’il donnerait la moitié de ses gains aux pauvres de la commune qui compte 16.000 habitants.

« Son premier geste: des chèques d’une valeur de 1.000 litres de mazout pour cent familles en difficulté », a raconté Hubert Cleuren, président du Centre public d’aide sociale de Riemst.

Le généreux donateur a demandé à conserver l’anonymat. Mais selon les premières indications, il aurait une cinquantaine d’années et serait le père de deux enfants. « Il a lui-même connu le froid », a précisé Guido Coenegrachts, le libraire qui a vendu le billet gagnant.

Cela fait du bien de voir que la générosité existe encore…

Tiens, une petite découverte aujourd’hui. Pas la plus gaie, mais je pense que vous connaissez tous les paroles de L’aigle Noir de Barbara. Je me suis toujours demandé (bon, d’accord, sans que cela m’empêche de dormir…) quel en était le sens. Je l’ai découvert aujourd’hui. Mais avant, je vous les remets :

L’aigle noir, Barbara – Musique: Barbara, Catherine Lara
Autres interprètes: Florent Pagny, Thierry Amiel, Patricia Kaas (version que j’aime beaucoup)

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d’un lac je m’étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d’ailes,
Comme tombé du ciel,
L’oiseau vint se poser,

Il avait les yeux couleur rubis,
Et des plumes couleur de la nuit,
A son front brillant de mille feux,
L’oiseau roi couronné,
Portait un diamant bleu,

De son bec il a touché ma joue,
Dans ma main il a glissé son cou,
========================
C’est alors que je l’ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m’était revenu,

Dis l’oiseau, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d’autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d’enfant,
Pour cueillir en tremblant,
Des étoiles, des étoiles,

Comme avant, dans mes rêves d’enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de pluie,
Et faire des merveilles,

L’aigle noir dans un bruissement d’ailes,
Prit son vol pour regagner le ciel,

[Ce paragraphe n’est généralement pas interprété…]

Quatre plumes couleur de la nuit
Une larme ou peut-être un rubis
J’avais froid, il ne me restait rien
L’oiseau m’avait laissée
Seule avec mon chagrin

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d’un lac, je m’étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Un beau jour, une nuit,
Près d’un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Il surgit, l’aigle noir…

Lisez-les bien, et réfléchissez à ce à quoi elles pourraient faire allusion…

En attendant, je ne résiste pas au plaisir de mettre les vidéos :

Barbara – L’Aigle Noir – Concert Au Chatelet (1987)

Patricia Kaas – L’Aigle Noir – Concert Au Cirque Royal de Bruxelles

Et bien alors, la (triste) réponse est que Barbara a été violée par son père (l’aigle très noir…), et ce jusqu’à ses 17 ans... Elle voit alors son père comme un aigle (très) noir et raconte ses mauvais souvenirs du passé ; elle est tellement traumatisé par les abus de son père, qu’elle y repense tous les soirs avant de se coucher.

Plus précisément, cette chanson se divise essentiellement en deux parties.

  1. La première partie va du début à « il a glissé son cou ». Ici, il s’agit du compte rendu d’un rêve. Ce sont les images du rêve et rien de plus. De belles images, un peu inquiétantes. On peut les interpréter, mais il ne faut pas oublier que l’interprétation est l’affaire du rêveur !
  2. La deuxième partie commence à « c’est alors que je l’ai reconnu » et va jusqu’à « Et faire des merveilles ». Ici, il s’agit de l’interprétation diurne et psychanalytique du rêve par le rêveur. L’oiseau c’est le père, le roi. L’interprétation montre qu’il y a un avant et un après. Avant, l’enfant était un enfant innocent avec ses rêves d’enfant (et pas ses rêves d’adultes à interpréter), avec son imagination d’enfant (être faiseur de pluie, faire des merveilles, etc.)

Les deux lignes suivantes : « L’aigle noir dans un bruissement d’ailes, Prit son vol pour regagner le ciel. » et le paragraphe qui n’est pas chanté sont une sorte de conclusion. Il s’agit d’un retour à la description du rêve qui se comprend facilement après la partie interprétation : le père laisse l’enfant seul dans « l’après ».

Cette chanson ne doit pas pour autant être réduite au traumatisme concret dont la biographie de Barbara rend compte. Le passage du monde de l’enfance, où l’on est « faiseur de merveilles », au monde des adultes peut éveiller un sentiment de nostalgie pour tout le monde. Le passage de l’image d’un père ou d’une mère « roi », à la vérité d’un père ou d’une mère simple mortel est une expérience assez universelle. C’est le passage des rêves d’enfant (pour Freud le rêve d’enfant consiste à réaliser les désirs frustrés de la veille) aux rêves d’adulte qui mettent en jeu toute notre histoire. C’est pour cela que cette chanson va au-delà de la question de l’inceste et qu’elle touche la plupart d’entre nous.

Il faut ajouter qu’on peut aussi être touché par la chanson sans la comprendre pour ce qu’elle est. La musique, l’interprétation, les images, les phrases peuvent suffire à nous émouvoir. Chacun a le droit de ne pas comprendre et de se construire sa propre interprétation, mais quand la vérité est révélée, la refuser, c’est vivre dans le déni.

Ajoutons enfin que le dernier élément, le plus touchant et le plus intéressant, c’est de se dire que Barbara a chanté cette chanson d’aveux masqués, jusqu’au bout. Penser à cela en regardant cette vidéo de Barbara au Chatelet en 1987, c’est impressionnant !

Rajoutons enfin que Barbara a écrit d’autres chansons sur son enfance. On pense alors au terrible « Au coeur de la nuit » (Soudain, je me suis réveillée. Il y avait une présence.[…] Il y eut un bruissement d’ailes Là, tout contre ma figure. […] Un bruit sourd venant d’outre-tombe. Qui es-tu pour me revenir ? Quel est donc le mal qui t’enchaîne ?).

Elle a finalement pardonné à son père (qui avait finalement abandonné sa famille et qu’elle n’avait plus jamais revu), comme elle le raconte dans la belle chanson Nantes :

A l’heure de sa dernière heure
Après bien des années d’errance
Il me revenait en plein coeur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu’il s’en était allé
Longtemps je l’avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu’il m’était revenu […]

J’ai rien dit, mais à leurs regards
J’ai compris qu’il était trop tard

Pourtant j’étais au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m’a jamais revue
Il avait déjà disparu

Voilà, tu la connais l’histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage
Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un « je t’aime »

Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose
Je l’ai couché dessous les roses
Mon père, mon père

En tous cas, il est désormais difficile en sachant ça d’écouter L’aigle noir comme avant, non ?

N’hésitez pas enfin à soutenir le sassociations d’aide aux victimes, comme l’Association internationale des victimes de l’inceste (AIVI), le Collectif francais des victimes de l’inceste (CFVI) ou SOS Femmes

Allez, une fois n’est pas coutume, un peu d’humour en cette période de fêtes…

D’abord, une vidéo rappelant l’importance de ne jamais choisir Mr Bean comme témoin de mariage…

Et ensuite, une série d’images prises sur le (très) vif…

Je vous souhaite simplement un excellent Noël !

calendario1-150x150 Joyeux Noël !rudolph-150x150 Joyeux Noël !santa-claus-150x150 Joyeux Noël !christmas-bow1-150x150 Joyeux Noël !

Et pour finir, un peu de musique, avec cet « incroyable talent » qu’est Paul Potts, un ancien vendeur de GSM découvert à la Star AC anglaise :


Pour terminer notre série « la civilisation progresse chaque jour »…

Arabie saoudite – Découvrir les 2 yeux, c’est indécent. Halal : Le niqab cyclope
niqab

Deux yeux perçant la noirceur du voile, c’est encore trop de séduction pour le Cheikh saoudien.

Bien que le niqab porté par certaines femmes couvre tout sauf les yeux, certains imams ont dénoncé ce vêtement comme trop révélateur !

Ils ont jugé que pour empêcher l’indécence et les clins d’oeil, les femmes devront porter de nouveaux niqabs qui ne découvrent qu’un seul oeil.

« De cette manière, si elles font un clin d’œil, on pensera qu’elles clignent des yeux », ont déclaré les imams.

Cheikh Muhammad al-Habadan dit que « montrer les deux yeux encourage les femmes à se maquiller les yeux pour être séduisantes ».

L’avenir de la femme ?
cyclope Ouvrir loeil et le bon...Cheikh Habadan, un religieux ultra-conservateur qui aurait une grande influence parmi les religieux saoudiens, répondait à des questions sur la chaîne de télévision musulmane par satellite Al-Majd.

niqab Ouvrir loeil et le bon...

Puisqu’on y est, je vous renvoie vers article très intéressant « Le voile en Islam – ce que dit le Coran ! », interview d’un spécialiste de l’Islam, le Professeur Mahmoud Azab, professeur titulaire d’islamologie à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (langues « O »). On y apprend entre autres que le Coran ne parle pas du voile, et appelle simplement les femmes à la bienséance…

AN : Comment le voile est-il évoqué dans le texte du Coran ?

MA : Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête, est utilisé comme traduction du mot arabe « hijab ». Et du point de vue du linguiste, cette traduction est un glissement de sens. Le thème du hijab est abordé huit fois dans le Coran. Et pas une seule fois pour désigner l’habit dont la femme devrait se couvrir la tête. […]

AN : Vous nous dites donc que les musulmans qui utilisent le mot « hijab » pour désigner le voile qui couvre la tête des femmes commettent un contre sens ?

MA : Oui. Ils commettent un contre sens linguistique par rapport au vocabulaire coranique. Et les femmes musulmanes qui disent que le hijab est cité dans le Coran se trompent sur le sens du mot. Elles doivent comprendre le sens donné au mot. […]

MA : Vous avez probablement raison. Le Coran vise d’abord à la préservation sociale. Et dans cette lecture, il invite plus à la bienséance qu’à la pudeur avec sa connotation sexuelle, du moins lorsqu’il traite des habits. Mais les injonctions qui visent à la bienséance vestimentaire ne concernent pas que la femme ! Et c’est là une erreur majeure commise par les interprètes qui n’ont pas assez étudié. A chaque fois que le Coran parle de la tenue vestimentaire, il parle aux deux sexes.

Rappelons enfin cette citation truismique des Guignols :

Dieu n’est qu’une hypothèse et l’abus de religion peut nuire gravement à la santé

et celle-ci, jolie conclusion :

Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. – Albert Einstein

L’humanité progresse à grands pas : Maroc : un cheikh autorise le mariage des filles de neuf ans

Marier des fillettes dès l’âge de neuf ans? L’islam le permet, a répondu dernièrement le cheikh marocain Mohamed Ben Abderrahman Al Maghrawi, par une fatwa publiée sur son site Internet maghrawi.net. Intitulé «âge du mariage», cet avis religieux n’y est d’ailleurs pas allé par quatre chemins. Le corps d’une fillette de neuf ans lui permet d’avoir des rapports sexuels et de s’unir à un homme. D’ailleurs, le prophète Mahomet a montré l’exemple, a ajouté le théologien marocain. Aïcha, sa troisième épouse, avait six ans quand il s’est marié avec elle et neuf ans quand il a eu des relations sexuelles avec elle. Depuis, la polémique enfle au Maroc. C’est un appel à la pédophilie, crient des voix de plus en plus nombreuses. Ratiba, pédiatre à Casablanca, n’en revient pas.

« C’est de la folie. En Europe, de tels propos seraient condamnés par la justice. Mais au Maroc, les intégristes ont des pratiques d’un autre âge et on les laisse faire. »

Vers une crise des caricatures bis Si le sujet des mariages précoces dans le monde arabe est si chaud d’Alger au Caire en passant par Tunis, Casablanca ou Dubaï, il le doit aussi à la plume de l’Américaine Sheryl Jones. Dans son roman « Le Joyau de Médine », qui va paraître fin octobre à Londres, l’écrivaine raconte la vie d’Aïcha, l’épouse préférée du prophète de l’islam. Un coup de tonnerre digne de l’affaire des caricatures, a estimé son éditeur américain qui a refusé de se lancer dans l’aventure. D’autres pays hésitent à publier ce roman, basé sur des faits historiques sur la vie conjugale de Mohammed mais librement adaptés.

Et les frileux n’ont pas tort. L’éditeur anglais, Martin Rynja, a été la cible, d’un attentat au cocktail Molotov. Sur Internet, les salafistes promettent le pire à l’auteur et aux éditeurs. Pour eux, l’Occident crache encore une fois sur le prophète de l’islam. Leur vengeance sera sans limite, avertissent-ils en ajoutant que Mohammed avait montré l’exemple. Romancer sa vie avec Aïcha, qui malgré son jeune âge est considérée comme la « mère des croyants », et surtout accuser le Prophète de pédophilie est, pour les intégristes, une insulte suprême qui mérite la mort. Mourad Bekkouri a saisi la justice.

Cet avocat de Rabat, a porté plainte contre le cheikh marocain Al Maghrawi. « Je considère sa fatwa comme une atteinte aux droits de l’enfant et un appel au viol et à la pédophilie. C’est une remise en question de la “moudawana”, le code de la famille qui fixe l’âge minimum du mariage des filles au Maroc à dix-huit ans. » Face à la pression des progressistes, le roi Mohammed VI a fermé le siège de l’association de Mohamed Al Maghrawi à Marrakech, ainsi que ses maisons coraniques implantées partout au Maroc. Et le parquet de Rabat a ouvert une enquête judiciaire contre le « cheikh pédophile ».

Mais le problème reste entier dans le monde musulman. D’Egypte à la Jordanie, en passant par l’Arabie Saoudite ou l’Irak, la question des mariages précoces enflamme les foules et délie les langues. Le calvaire de Noyoud Nasser Au Yémen, le calvaire de Noyoud Nasser, 8 ans, qui avait osé demander le divorce deux mois après ses noces, a provoqué un tollé au-delà des frontières de la péninsule arabique. La fillette a accusé son ex-mari, de vingt-deux ans son aîné, d’abus sexuels et son père de mariage forcé. Une première dans ce pays où la loi n’impose pas d’âge pour une union. Et dont le parlement ne veut pas en fixer malgré la demande d’amendement de la loi déposée par un mouvement féministe yéménite. Il proposait que le mariage soit interdit avant l’âge de dix-huit ans.

Noyoud+Nasser Mariées à neuf ans ?Crédits photo : AFP

Vous pourrez lire son incroyable histoire ici

Autre histoire qui a défrayé la chronique : les noces d’un homme de soixante ans avec une fillette de dix ans en Arabie Saoudite. Quelques figures intellectuelles se sont indignées et ont demandé l’intervention du roi Abdallah pour empêcher cette union. Sans succès. La polémique a également rebondi au Bahreïn où le gouvernement veut fixer la majorité sexuelle à dix-huit ans. Mais il y a de la contestation. Les milieux islamistes purs et durs se contenteraient volontiers de quinze ans voire dix ans. Issa Al-Qassem, un ouléma du pays du Golfe, a ainsi affirmé : « Les musulmans doivent rejeter cette décision politique qui porte atteinte à leur Prophète. Nous devons rester libres de nous marier très tôt. »

Abd Al-Hamid Al-Ubeidi, expert irakien en loi islamique, abonde. Lui aussi fait l’apologie du mariage précoce en estimant que les filles musulmanes sont mûres plus rapidement que les occidentales. Il affirme dans l’un de ses prêches : « Dans des pays froids, comme la Russie, la Biélorussie, la Scandinavie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, une fille ne peut atteindre sa maturité sexuelle avant vingt-deux ans. Chez nous, c’est beaucoup plus tôt à huit ou dix ans. » Argumentation stupide, peste Ratiba : « Si beaucoup de salafistes aiment se marier avec des mineures, des filles avec des dents de lait, c’est pour suivre les préceptes de Mohammed, disent-ils. C’est aussi pour mieux les “éduquer”, voire les dominer. Ils ne pourraient pas les manipuler de la même manière si elles avaient trente ans. »

Source Rue89

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