Interpellé, déshabillé et humilié: l’histoire de Vittorio de Filippis
Comment voir son intimité fouillée à cause du commentaire d’un Internaute (JE N’ACCEPTERAI D’AILLEURS AUCUN COMMENTAIRE CONTRE XAVIER NIEL SUR CE POST). A peine croyable…

MEDIAS - Retour sur l’affaire de l’ex-directeur de la publication du journal Libération…«Cette sinistre affaire est symptomatique des attaques du pouvoir sarkozyen contre les journalistes qui n’obtempèrent pas». Par cette phrase, le syndicat des journalistes SNJ-CGT dénonce l’interpellation de Vittorio de Filippis, directeur du développement de Libération et ex-directeur de la publication du journal, vendredi matin à 6h30. Une interprétation qualifiée de «musclée» par les agences de presse.

Car sur le site du journal, Vittorio de Filippis affirme avoir été arrêté sans ménagement et insulté devant l’un de ses deux fils, âgés de 10 et 14 ans, restés seuls alors qu’il était emmené. Interrogé au commissariat, il a été acheminé menotté au dépôt du TGI où il sera enfermé et déshabillé et fouillé à coprs à deux reprises avant d’être conduit devant la juge, selon ses dires, puis relâché vers 11h30, ce même vendredi. «Cette affaire ne s’en tiendra pas à ce moment qui a duré toute une matinée, ça ira plus loin», a-t-il dit ce dimanche au micro d’Europe 1, revenant sur des fouilles qu’il a jugées «totalement humiliantes» et se demandant «comment sont traités les étrangers sans papiers qui ne parlent pas français».

Directeur de la publication = pénalement responsable
La raison de cette interpellation? «Diffamation publique» envers Xavier Niel, fondateur du fournisseur d’accès internet Free. Celui-ci avait déposé plainte après la parution en 2006 sur Liberation.fr d’un commentaire d’un internaute, à la suite d’un article du journaliste Renaud Lecadre faisant état de ses démêlés judiciaires. Car étant alors directeur de la publication, Vittorio de Filippis était pénalement responsable de tout ce qui était publié, sur le site Web de Libé comme dans les pages du journal. «Il n’y a pas de précédent en France, aucun directeur de publication n’a subi ce que j’ai subi», a affirmé samedi Vittorio de Filippis. «Nous vivons dans un pays où l’on parle d’incarcérer les mineurs délinquants de 12 ans, on voit comment est traitée l’ultra-gauche sur l’affaire de la SNCF… On porte atteinte à la liberté de la presse, aux libertés publiques, au débat démocratique», a-t-il ajouté.

La police argue que Vittorio de Filippis aurait «pris de haut» les policiers «irréprochables» venus l’interpeller sur ordre de la juge qui avait délivré un mandat d’amener, le journaliste n’ayant pas répondu à une convocation.

La Garde des Sceaux, Rachida Dati, a déclaré lundi au Sénat que la procédure était “tout à fait régulière” dans l’interpellation de l’ex-directeur de la publication de Libération Vittorio de Filippis car quand “un citoyen ne défère pas aux convocations, on lui envoie un mandat d’amener”. [NDR Merci Rachida de défendre ainsi nos libertés...]

Sauf que l’affaire fait tache. Aussitôt, les partis politiques se sont emparé de l’histoire. L’UMP a demandé l’ouverture d’une enquête, estimant que le traitement subi par le journaliste paraissait «surréaliste» et la méthode utilisée «disproportionnée». Du côté de l’opposition, dans une lettre adressée la ministre de la Justice Rachida Dati, Jack Lang dit avoir «honte» pour son pays. «La France est-elle encore un Etat de droit? Non seulement il est gravement porté atteinte à la liberté d’expression mais surtout à la dignité des personnes. M. Filippis a été humilié devant ses enfants et ensuite maltraité par les forces de répression dans des conditions d’arbitraire absolu», a écrit l’ancien ministre socialiste.

Source 20minutes.fr

Le détail incroyable de l’interpellation figure sur le site de l’Express.

lib%C3%A9 CDG 32 : Lhumiliation, cest simple comme un pas de coup de fil Merci à Bauer - Visitez son site !

Le talentueux Maitre Eolas la commente juridiquement ici, avec son talent coutumier. Où l’on apprend que “la fouille corporelle est, je le crains aussi illégale qu’usuelle en ces lieux.” [NDR Bon à savoir...]. Sa conclusion est trop forte pour ne pas être reprise in extenso :

Ce genre de traitement, aux limites de la légalité et parfois au-delà, nos clients les subissent tous les jours. Nous protestons, sans relâche. Nous rappelons que la loi ne prévoit pas un tel traitement, que l’article 803 du code de procédure pénale rappelle que le principe est : pas de menottage, sauf pour entraver une personne dangereuse ou prévenir un risque d’évasion (devinez quoi ? Tous présentent un risque d’évasion), que rien ne permet aux policiers de soumettre des gardés à vue à ce genre d’humiliation indigne.

Sans le moindre effet.

Cette affaire, frappant un journaliste, uniquement parce qu’il a été pendant six mois directeur de la publication d’un quotidien ayant publié un article qui a déplu et qui si ça se trouve n’était même pas diffamatoire, et qui s’il l’était l’expose au pire à une amende de 12.000 euros, va attirer un temps l’attention des médias sur ce scandale quotidien qui ne provoque qu’indifférence parce que d’habitude, le monsieur qui tousse avec son slip autour des chevilles, il s’appelle Mohamed, ou il a une sale tête.

À quelque chose malheur est bon : cela rappelle que ces lois qu’on ne trouve jamais assez dures quand elles frappent autrui, elles s’appliquent à tout le monde. Et un jour, elles peuvent aussi s’appliquer à vous. Vous verrez comme elles vous protègent, ce jour là.

Ce qui me donne une transition toute trouvée pour le post suivant…
Une commission chargée de réfléchir à la justice des mineurs préconise de fixer à 12 ans l’âge à partir duquel un enfant peut être pénalement responsable de ses actes.

Les jeunes délinquants pourraient aller en prison dès l’âge de 12 ans en France, selon le rapport d’une commission chargée de réfléchir à la justice des mineurs qui sera remis à la garde des sceaux le 3 décembre prochain.

Ce rapport, dont les principales conclusions sont publiées aujourd’hui dans La Croix et Le Parisien, a été rédigé par une commission de réflexion installée en avril par Rachida Dati pour réformer l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs.

Selon La Croix, les membres de la commission, présidée par le professeur d’université André Varinard, se sont mis d’accord pour fixer à 12 ans l’âge à partir duquel un enfant peut être pénalement responsable de ses actes. Le système français actuel ne prévoit aucun âge, la responsabilité étant appréciée au cas par cas suivant le «discernement».
12+ans CDG 31 : La prison dès 12 ans? Cette proposition suscite déjà un début de polémique, la plupart des autres pays d’Europe ayant fixé l’âge de la responsabilité pénale au-delà de 14 ans. Certains membres de la commission, notamment des policiers, auraient préféré l’âge de 10 ans, croit savoir la Croix.
«Il est clair qu’on est dans cette politique du tout-pénal qui oublie complètement qu’un mineur peut être un délinquant, mais qu’il est surtout un être en construction. On ne peut pas dissocier la politique pénale de la politique éducative», a dit à Reuters la présidente du Syndicat de la Magistrature, Emmanuelle Perreux.
Et d’ajouter : «Les mineurs sont les mêmes qu’hier, ce qui change c’est le contexte économique et social. Ce discours ambiant qui consiste à dire que la délinquance des mineurs augmente est un faux discours.»

Sur le principe, les experts se prononcent pour l’impossibilité d’une incarcération d’un mineur de moins de 14 ans. «Sauf en matière criminelle», où l’emprisonnement pourrait être ordonné plus tôt, peut-être dès 12 ans.
Rappelons qu’actuellement, un mineur ne peut être incarcéré, en matière criminelle, qu’à partir de 13 ans.

12+ans+3 CDG 31 : La prison dès 12 ans?

La commission Varinard, composée de magistrats, d’éducateurs et de parlementaires, préconise également la création d’un «tribunal des mineurs à juge unique» pour juger «des délits pour lesquels la peine encourue est inférieure ou égale à 5 ans d’emprisonnement».

Toutefois, les mineurs comparaissant en détention provisoire, et ceux en récidive légale devront être «obligatoirement poursuivis devant la juridiction collégiale».
(Source AFP et Reuters)

12+ans+4 CDG 31 : La prison dès 12 ans? 12+ans+2 CDG 31 : La prison dès 12 ans?

Merci à Goubelle - Visitez son site !

ivresse Publicité gratuite

Présentation de l’éditeur

L’ivresse et la force dont il est question ici sont bien sûr américaines. Car, selon Noam Chomsky, aujourd’hui les États-Unis agissent tout à fait dans l’esprit de l’orgueilleuse déclaration de George Bush père après la guerre du Golfe: What we say goes (”C’est nous qui commandons”). Mais, de l’Amérique latine qui relève la tête au Moyen-Orient qui résiste, le monde réel ne l’entend pas de cette oreille. Dans ce nouveau recueil d’entretiens avec David Barsamian, Chomsky analyse cette riposte mondiale en alliant les explications historiques à des informations précises sur les événements mondiaux les plus récents, informations parfois recueillies directement sur le terrain (comme au Liban ou dans plusieurs pays d’Amérique latine).

Avec la lucidité critique qu’on lui connaît, il aborde le bourbier irakien, les dernières phases du conflit israélo-palestinien, la guerre du Liban et ses suites, les tensions actuelles avec l’Iran, le bilan des succès de la gauche latino-américaine, les politiques néolibérales en Inde… Il insiste aussi sur l’impact mondial du déficit démocratique aux États-Unis, et sur les réactions de plus en plus nombreuses qu’il suscite au sein de la population américaine. Un essai stimulant pour comprendre tous les enjeux de la politique internationale de notre temps, par le penseur critique que le Boston Globe considère comme “le citoyen le plus utile d’Amérique”.

Biographie de l’auteur

Né en 1928, professeur de linguistique au Massachusetts Institute of Technology (MIT), Noam Chomsky est un auteur et philosophe politique radical de réputation internationale. Parmi ses plus récents ouvrages traduits en français: La Doctrine des bonnes intentions. Entretiens avec David Barsamian (Fayard, 2006), Dominer le monde ou sauver la planète? (Fayard, 2004), Les États manqués. Abus de puissance et déficit démocratique (Fayard, 2007), La Poudrière du Moyen-Orient (avec Gilbert Achcar, Fayard, 2007).

Achetez sur Amazon : http://www.amazon.fr/Livresse-force-Entretiens-David-Barsamian/dp/2213636788

Kouchner juge inutile le secrétariat d’État aux droits de l’homme…

Personne ne contestera l’affirmation par Bernard Kouchner de l’inutilité du secrétariat d’État aux droits de l’homme, placé sous son autorité au ministère des Affaires étrangères, et dont il revendique la paternité. Plus discutable, du moins du point de vue de l’élégance, est la manière dont il règle son compte à sa titulaire, Rama Yade, le jour du soixantième anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme…

C’est dans une interview au Parisien, publiée mercredi, que Bernard Kouchner fait cet “aveu”, plein d’humilité puisqu’il s’attribue la paternité de l’erreur, ce qui n’est d’ordinaire pas le genre de la maison. À moins que cette autocritique ne cache un coup de pied de l’âne en direction de sa secrétaire d’État, avec laquelle il ne s’est guère entendu.

Je pense que j’ai eu tort de demander un secrétariat d’État aux droits de l’homme. C’est une erreur. Car il y a contradiction permanente entre les droits de l’homme et la politique étrangère d’un État, même en France.

Cette contradiction peut être féconde, mais fallait-il lui donner un caractère gouvernemental en créant ce secrétariat d’État ? Je ne le crois plus et c’est une erreur de ma part de l’avoir proposé au Président. J’avais refusé ce ministère dans le premier gouvernement de Michel Rocard! Cela dit Rama Yade a fait, avec talent, ce qu’elle a pu. (…)

On ne peut pas diriger la politique extérieure d’un pays uniquement en fonction des droits de l’homme. Diriger un pays éloigne évidemment d’un certain angélisme.”

Sur le fond, personne ne donnait cher de la peau de ce secrétariat d’État dans le remaniement annoncé pour début 2009: il a été une source d’embarras pour Nicolas Sarkozy quand Rama Yade a cru qu’elle avait vraiment été nommée pour défendre les droits de l’homme…

Source : Rue89.com

rama-yade-kouchner Sacré Bernard ! Mais est-il utile, lui ?

Merci à Placide- Visitez son site !

sarkozy-yade-dati-kouchner-10 Sacré Bernard ! Mais est-il utile, lui ?

Merci à Bauer - Visitez son site !

Je profite du post sur Munich, pour dénoncer cette décision incroyable :

Une prime de 1500 euros pour appeler son fils «Benito»

Un parti d’extrême droite a décidé d’offrir cette somme aux couples qui donneront à leurs enfants le prénom du dictateur fasciste Mussolini, dans cinq villes du Sud de l’Italie.

L’initiative a de quoi choquer : le petit parti d’extrême-droite Movimento Sociale-Fiamma Tricolore (MS-FT) a décidé d’offrir la somme de 1.500 euros aux parents qui nommeront leurs enfants Benito ou Rachele, prénoms du dictateur fasciste Mussolini et de sa femme.

Cette mesure, qui concerne les parents des bébés qui naîtront en 2009, est proposée dans cinq municipalités de la région de Basilicate, dans le sud de l’Italie : Calvera, Carbone, Cersosimo, Fardella et San Paolo Albanese.

Outre le fait d’appeler son enfant Benito ou Rachele, les parents concernés doivent également s’engager à utiliser cette somme pour acheter le lit, les vêtements ou les aliments de l’enfant.

«La région pourrait faire beaucoup plus», affirme Vincenzo Mancusi, secrétaire régional du parti néo-fasciste, en évoquant la possibilité de donner 1500 euros par an à tous les enfants nés dans le Basilicate jusqu’à l’âge de la majorité.

La «Flamme tricolore» n’est toutefois pas très claire sur ses objectifs : officiellement, il s’agit de venir en aide à des zones où le taux de natalité est très faible et de rendre hommage aux racines du parti.

Mais, sans être à une contradiction près, Vincenzo Mancusi assure que le choix de ces Benito ou Rachele s’est fait au hasard. «En plus, ce sont de jolis prénoms», ajoute-t-il. Pourtant, ces deux noms, directement associés au clan Mussolini, ne sont plus guère usités de l’autre côté des Alpes.

Source lefigaro.fr 26/11/2008

1500+Benito CDG 30 : Pauvre Italie...

Je reviens sur un post précédent consacré à RSF. J’avais noté d’aimables commentaires, du genre :

ici sur marianne.fr :

RSF marchait sur deux jambes : la défense des journalistes réprimés dans le monde et la réflexion critique sur le métier de journaliste. Un second volet auquel tenait beaucoup Guillebaud : i«quand on interpelle les leaders des pays du tiers-monde sur les atteintes aux libertés de la presse chez eux, la question qui se pose automatiquement à nous, est de savoir quel usage nous faisons de notre liberté.» Or, au bout de sept ans, Robert Ménard a arrêté la critique des médias au prétexte que l’on ne pouvait à la fois tendre la sébile aux médias d’une main et leur donner des coups de bâton de l’autre. [...] [NDR. je n'en sais rien, mais s'il mène déjà à bien lecombat contre la repression des journalistes, ce serait déjà bien... Mais c'est vrai qu'il ne fait rien pour lutter contre les talibans, le terrorisme, la drogue, la guerre en irak, la disparition des bébés phoques et de l'ours blanc, etc.]

Mais on doit également noter que la PME RSF prend des allures de multinationale du Bien : 5 000 tee-shirts noirs vendus en deux jours, par ici la monnaie ! [NDR Et oui, c'est sûr, en plus une ONG n'a pas besoin d'argent c'est bien connu !!! Et 5 000 fois 2 ou 3 euros de marge, ils vont acheter plein de chateaux... Rien que le prix des billets pour aller à Olympie et les frais d'avocat auront absorbé une bonne partie, mais bon...] En tout Bien tout honneur, rétorquera-t-il en ex-trotskiste roué et rhéteur, et il aura raison.

là, sur Rue89 :

Ce pied-noir de 54 ans, fils d’un militant de l’OAS, [NDR : il n'aurait pas un grand père nazi des fois aussi ?] a exercé de nombreux métiers [...]

Toujours vif, jamais posé, le patron -réélu au poste de secrétaire général tous les cinq ans- de RSF est toujours à un rien du dérapage verbal. Cet homme d’allure plutôt austère donne l’impression de n’être jamais dans la réflexion. Il dit ne pas aimer les “grands discours”, préférer l’action. Et il semble mépriser l’attitude “très française” qui consiste à mettre de la “philosophie” dans toute chose. [...]

Ménard l’a souvent expliqué, sans détour : il ne critique pas les médias français car il en a besoin pour relayer le message de RSF. [...]

Actif, pragmatique et rudement susceptible. Robert Ménard ne supporte pas la critique.

là encore, sur Acrimed :

Ménard a ” longtemps été militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) avant d’effectuer un bref passage au Parti socialiste ” [NDR Oui, comme Jospin par exemple] [...]

Mais Ménard, ” dans un souci d’efficacité autant que par tempérament ” (sic) choisit délibérément d’abandonner… le deuxième aspect, la critique des médias : il ne veut pas risquer d’entrer en conflit avec les grands patrons de la presse française :

” Je découvre, en somme, qu’il est difficile de mener de front nos deux activités : pour défendre les journalistes dans le monde, nous avons besoin du soutien consensuel de la profession, tandis que la réflexion critique sur le métier de journaliste prête par définition à polémique. Comment, par exemple, organiser un débat sur la concentration de la presse et demander ensuite à Havas ou à Hachette de sponsoriser un évènement ? ” écrit-il en 2001 dans son livre Ces journalistes qu’on veut faire taire. [...]

Tandis que Brauman ” continue de déplorer l’autoritarisme de Robert Ménard et la “dictature domestique”, qu’il fait, selon lui, régner sur RSF. “

Un réponse de sa part sur nonfiction :

Il a avoué ne pas assumer certaines prises de positions faites au nom de l’association. “On n’ose pas aller contre l’opinion publique. Je le regrette et j’en ai honte”.

Lors de cette conférence, organisée par la fondation Forum 2000, le journaliste s’est attaché à livrer sa vision des médias et du journalisme. Ou plutôt des journalismes : difficile en effet de mettre sur le même plan les conditions de travail éprouvées en France et en Érythrée. Néanmoins, “on se doit d’être exigeant dans nos propres démocraties”, dit-il. “Aujourd’hui, les journalistes français sont menacés par deux choses : la séduction des politiciens et l’opinion publique.” Robert Ménard s’était pourtant bien gardé d’orienter le projecteur à l’intérieur de son propre pays en tant que secrétaire général de RSF, et pour cause : “J’ai trop besoin de la presse pour la critiquer comme j’en ai envie, et pourtant elle est critiquable.”

Mais la plus agréable, est celle-là je pense sur Cuba Solidarity Project :

Robert “RSF” Ménard défend la publication de Mein Kampf par ALLARD Jean-Guy le 7 novembre 2006

Ses interlocuteurs n’en croyaient pas leurs oreilles. Robert Ménard, chef de la controversée [NDR Ah bon ?] ONG française Reporters sans Frontières, défendant avec véhémence le droit de publier sur Internet des textes qui nient les massacres de juifs par les nazis, de propagande fasciste et même du livre Mein Kampf, de Adolf Hitler.

Mardi le 31 0ctobre, 19h45, sur les ondes d’Europe-1, l’animateur Pierre-Marie Christin recevait à son émission À l’air libre, Ménard et trois spécialistes d’Internet dont le sociologue Philippe Breton.

En commençant son intervention, Ménard répète son habituelle rhétorique sur un réseau où tout est permis, accompagnant ses théories d’attaques contre la Chine, la Tunisie et toute une série de pays où l’État ne permet pas une utilisation échevelée du réseau des réseaux.

Breton l’interrompt alors : « On a l’impression qu’avec Internet on fait la promotion d’un monde qui serait hors la loi, qui serait par nature en dehors des lois des différents états nationaux (…) En France, une partie des contenus Internet sont hors la loi, sont contrevenants par rapport aux lois françaises »

« Ce discours d’une liberté d’expression totale aboutit à transformer un formidable outil en un océan de désinformation », ajoute le spécialiste [NDR Merci "le spécialiste".. Pourrais-tu alors expliquer au couillon que je suis ce qu'est une "liberté d'expression non totale", donc partielle steplé ? Du coup, en Chine, il y a bien une liberté d'expression, certes partielle ?Saint Noam, priez pur lui...] Ménard réplique hors de contexte et essaie de s’éloigner d’un débat qu’il sait risqué.

Breton l’interpelle de nouveau, lui rappelant qu’un an auparavant, quand des organisations sociales ont demandé à un tribunal l’interdiction de sites néo-nazis, Reporters sans frontières s’était opposé à cette demande [NDR Oui, c'est tous des nazis qui défilent au pas de l'oie le matin].

Ménard n’a alors eu d’autres choix que de confirmer le fait mais s’est lancé de nouveau dans une rhétorique à laquelle est déjà habitué son public. Le sociologue Breton lui a alors lancé une question bien claire : « En France, Mein Kampf est interdit de publication, d’édition, est-ce que vous considérez que sur Internet on peut mettre Mein Kampf au nom de la liberté d’expression ? »

« Bien sûr », a répondu Ménard, provoquant la désapprobation générale des participants en studio.

Bien. Ce post un peu long n’a évidemment pas pour but de défendre Robert Ménard, ni d’expliquer qu’il a le meilleur caractère du monde et qu’il faut le sanctifier.

MAIS, je me dis juste, tous ces beaux penseurs qui trainent les autres dans la boue, qu’ont-il fait concrètement pour améliorer ce monde ?

Ménard a été arrêté deux fois en 2008, dont une fois à Paris, le 14 juillet, alros qu’il manifestait contre la venue du président syrien… Et vous ?

Il y a des critiques qui ne demeurent “critique” que le temps de n’avoir pas réfléchi. [Paul Valéry]

Tant qu’il y aura des dictatures, je n’aurai pas le coeur à critiquer une démocratie. [Jean Rostand]

Un critique qui n’a rien produit est un lâche. [Théophile Gautier]

La critique est une chose bien commode : on attaque avec un mot, il faut des pages pour se défendre. [Jean-Jacques Rousseau]

La critique est la puissance des impuissants. [Alphonse de Lamartine]

Quand on fait quelque chose, on provoque des critiques chez trois catégories de personnes : 1) celles qui font la même chose ; 2) celles qui font le contraire ; 3) et surtout celles qui ne font rien. [George S. Patton]

Nicolas Sarkozy, Carla, le carrosse, les Français et le roi guillotiné…
Devant les élus de la majorité réunis à l’Élysée, le chef de l’État s’est dit déterminé à légiférer sur le travail dominical. Mais il a aussi laissé poindre sa vision de sa fonction… et de ses dangers !

«Posez vos questions. Soyez le plus libre possible et je serai le plus franc possible !»

Le libéral Jean-Michel Fourgous a été sèchement repris quand il a proposé, après Bernard Accoyer, une «amnistie fiscale» pour rapatrier de l’étranger des capitaux. Résolument hostile à la suggestion de l’aile la plus libérale de sa majorité, Sarkozy a rétorqué : «Si j’étais assez dingue pour proposer à François Fillon une amnistie fiscale, on verrait ce qu’on verrait. Au nom du symbole, les Français peuvent renverser le pays. Regardez ce qui se passe en Grèce». Utilisant la métaphore royaliste, il a conclu sur ce point : «Les Français adorent quand je suis avec Carla dans le carrosse mais en même temps ils ont guillotiné le roi

Amusant commentaire sur Lepost.fr

Compteur pour blog gratuit