Source : extrait de  Courrier International.com

En refusant de prendre ses congés de maternité, la ministre de la Justice a desservi la cause des femmes. Par peur, elle a refusé d’exercer un droit chèrement conquis par d’autres.

i93480dati Rachida Dati, mère Courage ? Tu parles !
Rachida Dati à son arrivée à l’Élysée, 5 jours après son accouchement
7 janvier 2009. AFP

On peut se demander si la ministre de la Justice française, Rachida Dati, s’était imaginé la volée de bois vert, presque exclusivement féminine, que lui a value le fait d’avoir crânement repris le travail en talons aiguille cinq jours à peine après avoir donné naissance par césarienne à son premier enfant, la petite Zohra. Ce qui lui a surtout été reproché, c’est que, en jouant la superwoman, en choisissant d’effectuer une démonstration de force quasi machiste, elle a porté atteinte au concept même de congé maternité pour toutes les femmes. Que, en voulant prouver que rien ne pouvait l’arrêter, elle n’a pas rendu service aux femmes, parce qu’elle donne l’impression que les autres sont faibles, qu’elles simulent, qu’elles sont des chiffes molles, elles qui insistent pour profiter entièrement de leur congé. Est-ce vraiment ce qu’on peut lui reprocher ? A mes yeux, Dati a incontestablement porté atteinte à la cause des femmes, mais pas à cause d’une quelconque démonstration de force. En réalité, en insistant simplement sur ce retour ridiculement prématuré, Dati a fait une démonstration magistrale de faiblesse féminine.

On peut aisément comprendre la colère des féministes vis-à-vis de la ministre, qui désormais, et pour longtemps, sera vue comme une sorte de Judas de la maternité. Un des aspects les plus crispants de toute cette affaire est qu’elle va apporter de l’eau au moulin sexiste de nos machos du monde du travail. En effet, elle conforte nos chefs d’entreprise dans leur conviction profonde que le congé de maternité n’est qu’un coûteux inconvénient, un luxe politiquement correct, pour ne pas dire du “foutage de gueule”. […]

En Occident, où les individus rassasiés et geignards que nous sommes peuvent se vautrer dans des lits douil­lets et prendre des calmants, je n’ai certainement pas été la seule à tiquer à la vue de Rachida Dati dans son tailleur me-revoilà et ses escarpins ne-m’enterrez-pas-trop-vite. Toutes les femmes ayant eu à subir une césarienne savent qu’elle a probablement encore les agrafes à sa cicatrice, qui doit encore saigner, et que sa montée de lait a dû commencer, autrement dit qu’elle a la poitrine à vif.

Est-il vraiment réducteur de se dire qu’elle serait mieux chez elle avec sa petite Zohra au lieu de lui adresser son amour maternel par fax ? […]

Le fait est que Dati a été trop prudente ou, si l’on veut être méchant, trop lâche pour prendre le congé auquel elle avait droit. Et, si certains peuvent arguer qu’il s’agit d’un choix personnel, il n’en reste pas moins décevant. Tout comme il est important de conquérir des droits, comme le congé de maternité, il est capital pour les femmes d’avoir le courage d’en user. Si elle faisait vraiment preuve de force de caractère, Rachida Dati aurait profité de chaque seconde du temps qui lui était accordé. Exactement comme l’aurait fait un homme.

Il est donc étrange de prétendre que Dati “se comporte comme un homme”. Si l’on excepte le comportement caricatural de quelques ma­chistes de la City, le sien n’a rien de masculin. Il suffit de voir les inégalités de salaires pour comprendre que les hommes connaissent généralement leurs droits et leur valeur. Ce n’est pas en jouant les superwomen que Rachida Dati fait du tort aux femmes, c’est, au contraire, en se comportant comme une mauviette. 

Barbara Ellen
The Observer

Je vous signale un excellent numéro de Courrier international, du 18 décembre 2008, sur la disparition des civilisations (consultable en ligne pour les abonnés).

Un article sur les Mayas – L’éternité ne dure qu’un temps…

i92621couv946 Ces civilisations qui disparaissent...[…] Peu après son apogée, vers l’an 800 de notre ère, la civilisation maya, la plus avancée de toute l’Amérique à son époque, est entrée en décadence. Des royaumes se sont effondrés, des monuments ont été saccagés, les grandes cités de pierre ont été abandonnées.  L’énigme de son effondrement passionne depuis longtemps les spécialistes. Les événements récents éclairent les travaux sur les Mayas d’une lumière trouble, suscitant de l’anxiété et un mauvais pressentiment. Et si nous devions connaître le même sort que les Mayas ? Si le réchauffement de la planète et la crise financière mondiale étaient les signes avant-coureurs du désastre ? Des gens très sérieux n’hésitent plus à poser ce genre de question.

Nul n’affirme que la végétation va envahir Wall Street ou que des singes hurleurs vont pourchasser des banquiers à costumes rayés dans Manhattan. Les rois mayas qui étaient jugés incapables étaient rituellement torturés et sacrifiés, le pénis transpercé par un dard de raie pastenague. A notre époque, la seule chose sacrifiée, ce sont les primes. Il existe cependant des parallèles frappants entre la chute des Mayas et les convulsions actuelles. “On se croit très différents”, commente l’Américain Jared Diamond, biologiste de l’évolution et auteur du best-seller Effondrement – Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie (Gallimard, 2006). “En fait, toutes ces puissantes sociétés du passé se sont crues elles aussi uniques, jusqu’au jour de leur effondrement.” Les Mayas, comme nous, étaient au sommet de leur puissance quand leur civilisation a commencé à se déliter, juge-t-il. A l’heure où les marchés vont droit vers l’inconnu et où la calotte glaciaire continue de fondre, les universitaires et les analystes sont de plus en plus nombreux à tirer la sonnette d’alarme.

Qu’est-il donc arrivé aux Mayas ? Selon la thèse de Diamond, les anciens Mayas ont été victimes de leur succès. La population s’est développée, puisant dans les ressources jusqu’au point de rupture. Les élites politiques ne sont pas parvenues à résoudre des problèmes économiques devenus de plus en plus graves et le système s’est effondré. Il n’a pas fallu de cataclysme ni d’épidémie. Ce qui est venu à bout des Mayas, c’est une lente dégradation de l’environnement que leurs dirigeants n’ont pas vue venir à temps. […]

Certains anthropologues n’aiment guère les rapprochements entre les sociétés anciennes et modernes, car ils estiment que c’est sortir du cadre scientifique. Webster n’est pas de cet avis. “Nous avons en commun avec les Mayas de ne pas percevoir de manière très rationnelle la manière dont le monde fonctionne. Ils avaient leurs rituels et leurs sacrifices – de la magie, en somme. Or nous aussi, nous croyons à la magie : nous sommes convaincus que l’argent et l’innovation nous permettront de franchir les limites inhérentes à notre système, comme si les vieilles règles ne s’appliquaient pas à nous.”

Si les courtiers et leur charabia sur la titrisation et les produits dérivés ressemblent furieusement aux prêtres mayas et à leurs incantations dans les temples, alors Bush et Brown sont ces rois malavisés qui les encourageaient au lieu de mettre en doute leur “magie”. Du temps où il était chancelier de l’Echiquier, Gordon Brown applaudissait aux tours de passe-passe. “Budget après budget, je veux que nous encouragions de plus en plus les preneurs de risques”, déclarait-il en 2004. […]

Plusieurs commentateurs font valoir que la crise financière n’est qu’une bourrasque par rapport à l’ouragan écologique qui se prépare. Une étude européenne estime que la déforestation nous fait à elle seule perdre chaque année un capital naturel d’une valeur située entre 2 et 5 milliards de dollars. Si tel est le cas, les Mayas offrent un aperçu sinistre de ce qui nous attend. “Leur population croissait à un rythme fou, un peu comme si l’on conduisait une voiture de plus en plus vite jusqu’à ce que le moteur explose”, explique Webster, l’anthropologue. “Regardez-nous. J’ai 65 ans. Quand je suis né, il y avait 2 milliards d’individus sur cette planète, maintenant nous approchons des 7 milliards. C’est extraordinaire.” Les contraintes sur des ressources limitées finiront par déborder nos capacités technologiques. “La suffisance occidentale consiste à imaginer que nous pouvons tout avoir – et nous appelons ça le progrès, poursuit Webster. Je suis content de ne pas avoir trente ans de moins. Je ne veux pas voir ce qui va arriver dans quarante ou cinquante ans.” […]

Est-ce que ce sera suffisant ? Les civilisations grandissent – et s’effondrent – pour de nombreuses raisons. S’il y avait une leçon simple à tirer de ces ruines d’Amérique centrale, c’est qu’il faut défendre l’environnement et maîtriser la croissance démographique. C’est ce qu’affirme Michael Coe, auteur en 1966 d’un texte qui a fait école, The Mayas. “Aucune civilisation n’est éternelle, rappelle-t-il. La plupart durent entre 200 et 600 ans.” Les Mayas, les Romains et les Khmers d’Angkor ont duré six siècles. Et nous ? La civilisation occidentale a commencé avec la Renaissance, donc on arrive à 600 ans, assure Coe. La différence, c’est que nous avons le choix entre laisser la situation se détériorer et trouver des solutions. La science nous donne ce choix. Mais il faudra de la volonté de la part des gouvernants comme de la part des citoyens.” Coe, l’un des plus grands spécialistes mondiaux de l’effondrement des civilisations, s’interrompt, puis reprend : A vrai dire, je ne sais pas si nous avons une telle volonté.”  (à lire en intégralité sur le site de Courrier International« )
 

Un second article : Disparition à l’horizon ?

L’apocalypse. La fin de la civilisation. La littérature et le cinéma regorgent de récits de fléaux, de famines et de guerres qui ravagent la planète pour ne laisser que quelques rescapés qui survivent tant bien que mal en menant une existence primitive sur les ruines de l’ancien monde. Dans l’histoire, aucune civilisation n’a échappé à la disparition. Pourquoi en serait-il autrement pour la nôtre ? Les scénarios d’apocalypse reposent le plus souvent sur une catastrophe décisive : gigantesque astéroïde qui menace la Terre, guerre nucléaire ou encore pandémie. Pourtant, il est une autre éventualité tout aussi glaçante : et si c’était la nature même de la civilisation qui la condamnait, la nôtre comme toutes les autres, à péricliter tôt ou tard ?

Ils sont quelques scientifiques à l’affirmer depuis des années. Fait inquiétant, des découvertes récentes dans divers domaines, notamment dans celui de la complexité, semblent leur donner raison. Apparemment, au-delà d’un certain niveau de complexité, une société commence à se fragiliser, tant et si bien qu’il suffit d’une perturbation relativement minime pour provoquer un effondrement total. Nous aurions déjà atteint ce point, estiment certains spécialistes, et il est grand temps de réfléchir à la façon dont nous allons gérer la décadence. A l’inverse, d’autres assurent qu’il n’est pas encore trop tard, mais que nous pouvons – devons – agir sans tarder pour éviter le désastre. […]

Mais Homer-Dixon doute que nous puissions totalement éviter la décadence. Des tensions “tectoniques”, estime-t-il, feront sortir notre système rigide et très interdépendant de l’éventail de conditions bien précises auquel il est de plus en plus finement accordé. Il peut s’agir de croissance démographique, du creusement du fossé entre riches et pauvres, d’instabilité financière, de prolifération des armes, de disparition des forêts et des ressources halieutiques ou encore du changement climatique. Et, si nous imposons de nouvelles solutions complexes [à ces tensions], nous retomberons sur le problème du rendement décroissant – au moment même où se profile la fin de l’énergie abondante et bon marché. […]

Les enjeux sont énormes. Dans l’histoire, tous les déclins de civilisations se sont traduits par un fort recul démographique. “La population à son niveau actuel repose sur les carburants fossiles et l’agriculture industrielle, remarque Joseph Tainter. La disparition de ces deux facteurs entraînera une chute de la population mondiale dans des proportions effroyables.” Si la civilisation industrielle entre vraiment en décadence, ce sont les citadins, soit la moitié des habitants de la planète, qui seront les plus vulnérables. Et nous pourrions perdre ainsi l’essentiel de notre savoir si durement gagné. “Ceux qui ont le moins à perdre sont les paysans pratiquant l’agriculture de subsistance”, précise Yaneer Bar-Yam ; ceux qui survivront pourraient même voir leurs conditions de vie s’améliorer. Un mal pour un bien ? (à lire en intégralité sur le site de Courrier International« )

 

Et un dernier sur les épidémies : On se tient tous par la barbichette…  

Depuis des années, on nous prédit une pandémie. De grippe ou d’autre chose. Nous savons que des quantités de gens vont mourir. Aussi terrible que puisse être une telle perspective sur une planète de plus en plus surpeuplée, on ne peut s’empêcher de se demander si, d’une manière ou d’une autre, les survivants ne s’en trouveraient pas mieux. Ne serait-il pas plus facile de transformer la société moderne en quelque chose de plus viable si – Dieu nous préserve – nous étions un jour moins nombreux ?

Mais pourrait-on revenir à un semblant de vie normale après une pandémie dévastatrice ? Des virologues parlent parfois de leurs scénarios cauchemardesques – une épidémie d’Ebola ou de variole – comme de “la fin d’une civilisation”. […]

Une idée très répandue veut que la société ait atteint une dimension, une complexité et un niveau d’innovation qui la mettent à l’abri de l’effondrement. “C’est un argument si enraciné dans notre inconscient et dans le discours public qu’il a pris le statut de réalité objective. Nous nous croyons différents”, écrit Jared Diamond, biologiste et géographe à l’université de Californie à Los Angeles, dans Collapse, un livre publié en 2005 [édité par Gallimard en 2006 sous le titre Effondrement]. Un nombre croissant de chercheurs suggère cependant que, loin d’être plus résistante, notre société est de plus en plus vulnérable. Si une grave pandémie éclatait, la maladie pourrait n’être que le début de nos problèmes. Aucune étude scientifique – du moins parmi celles qui ont été publiées – n’a cherché à savoir si une pandémie à forte mortalité pourrait entraîner l’effondrement de la société. La grande majorité des plans de lutte contre les phénomènes pandémiques ne prend pas en compte le fait que des systèmes fondamentaux pourraient s’écrouler.  […]

Bien entendu, il y a déjà eu de nombreuses pandémies. En 1348, la Peste noire a décimé un tiers de la population de l’Europe. Son impact a été énorme, mais la civilisation européenne ne s’est pas effondrée pour autant. Au XIVe siècle, l’Europe fonctionnait selon une hiérarchie féodale dans laquelle plus de 80 % de la population était paysanne. Chaque mort représentait un producteur mais aussi un consommateur de moins, si bien que les conséquences n’ont pas été dramatiques. “Dans une hiérarchie, aucun membre n’est crucial au point de ne pas pouvoir être facilement remplacé”, observe Yaneer Bar-Yam, directeur de l’Institut des systèmes complexes de Nouvelle-Angleterre à Cambridge, dans le Massachusetts. “Les monarques mouraient, mais la vie continuait.”

Dans une structure aussi intriquée que la nôtre, cependant, M. Bar-Yam pense que la perte de personnages clés pourrait être décisive. “Dans un système très complexe, la perte inconsidérée d’éléments est très dangereuse, dit-il. L’un des résultats fondamentaux de la recherche est que, dans des systèmes d’une grande complexité, les individus ont de l’importance.” La même conclusion s’est dégagée d’une source totalement différente : des simulations dans lesquelles des décideurs politiques et économiques imaginent ce qui se produirait si une pandémie de grippe éclatait. “L’un des grands moments est toujours celui où les dirigeants d’entreprise se rendent compte à quel point ils ont besoin de personnages clés”, souligne Paula Scalingi, qui effectue des simulations de pandémie pour la région économique du Nord-Ouest du Pacifique, aux Etats-Unis. “Les gens constituent l’infrastructure essentielle.” […]

Si une épidémie s’installe, certains pays seront peut-être tentés de fermer leurs frontières. Mais imposer une quarantaine n’est plus désormais une solution. “Aujourd’hui, aucune nation n’est autosuffisante pour quoi que ce soit”, remarque John Lay, responsable de la préparation aux situations d’urgence chez ExxonMobil. […]

Aussi l’ultime question est-elle : si une foule d’individus mouraient et si de nombreux équilibres étaient menacés, serions-nous capables de remettre le système en état de fonctionner ? “Cela dépendrait en grande partie de l’importance du déclin de la population”, estime l’anthropologue et historien Joseph Tainter, de l’université de l’Utah. “L’éventail des possibilités va d’un effet mineur à une récession modérée ou une crise majeure, et se termine sur un effondrement.” (à lire en intégralité sur le site de Courrier International« ) 

civilisations-complexes Ces civilisations qui disparaissent...

Evoquer la disparition des civilisations ne peut se faire sans référence à l’essai fondamental de Jared Diamond, Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie (Gallimard, “NRF Essais”, 2006) 

Le livre est une étude comparée de la disparition de certaines civilisations telles celles des Mayas ou des Vikings du Groenland, mais aussi de l’adaptation d’autres qui ont su évoluer et survivre, notamment celle du Japon de l’ère Tokugawa. Pour Diamond, biologiste et géographe, le poids de l’environnement ne saurait à lui seul tout expliquer, même s’il est essentiel. Le chercheur recense cinq facteurs influant sur la disparition – ou la survie – d’une civilisation : un environnement altéré ; une modification du climat ; des conflits avec les populations voisines ; une dépendance liée aux échanges commerciaux ; et, enfin, facteur clé, le type de réponses apportées par une société, selon ses croyances et ses valeurs, aux problèmes qui se présentent à elle.

Source NouvelObs.com

Nicolas Sarkozy a estimé vendredi 9 janvier à Strasbourg que l’hôpital ne souffrait pas d’un problème de moyens, comme l’affirment de nombreux syndicats, et rappelé que le budget de l’assurance maladie consacré à l’hôpital avait augmenté de 50% entre 1998 et 2008.

« Comme toujours en France, on ne regarde pas à l’intérieur du moteur ce qui se passe, on dit ‘il faut plus' », a déploré le chef de l’État en présentant ses vœux aux personnels de santé, et alors que 200 manifestants l’avaient accueilli sur place. « Entre 1998 et 2008, j’ai pris cette période parce qu’il y a eu des gouvernements de droite et de gauche, la France, au travers des dépenses de l’assurance maladie au profit des hôpitaux, a augmenté le budget de 50%. C’est 23 milliards d’euros de plus pour l’hôpital au cours des dix dernières années (…) je livre ce chiffre à votre réflexion », a-t-il poursuivi.

« Le défi de l’hôpital d’aujourd’hui, c’est que cet argent qui est nécessaire soit plus efficace parce que l’hôpital doit être mieux organisé », a ajouté Nicolas Sarkozy, se prononçant pour « une meilleure coopération entre les établissements entre eux et la médecine de ville ».

Après les récents décès survenus dans plusieurs établissements, le président a tenu à indiquer aux personnels qu’il les soutiendrait « en toutes circonstances », estimant que le système hospitalier français était « l’un des meilleurs du monde ». Il a d’ailleurs qualifié d' »exceptionnels » ces décès, assurant qu’ils « ne sauraient remettre en cause la confiance » dans le système hospitalier. « Les drames récents sont exceptionnels et ne sauraient remettre en cause la confiance que la nation porte à l’hôpital et à ses personnels », a-t-il affirmé. « L’hôpital est une institution trop importante pour les Français, pour qu’il soit le lieu de polémiques parfaitement déplacées », a-t-il encore affirmé.

L’Association des médecins urgentistes de France s’est déclarée, samedi 10 janvier, « atterrée par le discours », la veille à Strasbourg, du président de la République sur l’hôpital public. Le gouvernement n’a de cesse de rétorquer que l’hôpital a assez de moyens, mais trop mal utilisés. L’AMUF considère que « l’argument de la nécessité d’une réorganisation ne tient pas », car selon elle, « la précédente réforme, dite Hôpital 2007, était une réforme organisationnelle » mais « est un lamentable échec ».

« Une telle négation de la réalité des faits est inacceptable. La méthode Coué face à une crise de cette ampleur est une grave faute politique », poursuite le communiqué. Indignée, l’AMUF estime que ses alertes sur le manque de moyens des hôpitaux « ont été méprisées et balayées d’un revers de main par les gens qui sont censés nous gouverner (…) Ils n’ont rien fait et l’hôpital est en situation de rupture ». « Comment accepter cet aveuglement, identique à celui du gouvernement de 2003 qui, en pleine catastrophe, niait les morts liés à la canicule ? ». Lors de l’inauguration du nouvel hôpital civil de Strasbourg, Nicolas Sarkozy a formellement exclu de débloquer de nouveaux fonds pour l’hôpital public.                           

Mais il s’arrête des fois Sarko ? À suivre dans le prochain post..

Source NouvelObs.com

Lors de l’audience de rentrée solennelle de la Cour de cassation, Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté de supprimer la fonction de juge d’instruction, remplacée par un juge de l’instruction qui ne dirigera plus les enquêtes.

Un cordon de gendarmes a bloqué l’accès à la Cour de cassation à une centaine d’avocats et de juges d’instruction qui se sont rassemblés sur les marches du palais de justice pour dénoncer une « justice à deux vitesses » et qui scandaient « avocats, magistrats pour une justice indépendante ».

Plusieurs juges d’instruction antiterroristes, comme Marc Trévidic ou Marie-Antoinette Houyvet, financiers (dont la doyenne des juges d’instruction parisiens Françoise Desset) ou spécialisés dans la criminalité organisée (Jean-Louis Périès, Baudouin Thouvenot) ou la santé publique (Marie-Odile Bertella-Geffroy) ont participé au rassemblement.

De nombreux avocats, dont Mes Léon-Lef Forster, Françoise Cotta ou encore Patrick Maisonneuve, ainsi que la présidente de l’Association française des magistrats instructeurs (AFMI), Catherine Giudicelli, y ont également pris part.

« Que les magistrats instructeurs soient supprimés entraînerait une situation arbitraire inquiétante« , a estimé Me Forster. Selon lui, « nous assistons déjà dans les enquêtes préliminaires, les citations directes, les comparutions immédiates à des enquêtes non contradictoires qui ne préservent pas les droits de la défense et qui ne sont pas toujours efficaces dans la recherche de la vérité ».

À l’issue du rassemblement, les manifestants ont appelé à « des états généraux de l’ensemble du monde judiciaire dans les délais les plus brefs pour préparer la réplique au projet ». 

« La suppression du juge d’instruction au profit d’une enquête menée par le seul parquet constitue la menace d’une des plus graves régressions en matière de droits de la défense et d’équilibre du procès pénal que la France connaîtrait depuis ces dernières années« , écrit la Ligue des Droits De l’Homme dans un communiqué. En matière d’équilibre entre accusation et défense, « les dérives actuelles ne trouveront aucune solution dans le renforcement du pouvoir de la police et du parquet », ajoute-t-elle, intimant au gouvernement de « revoir la copie de sa politique pénale au lieu de supprimer tout obstacle à son contrôle indépendant ».

Eva Joly : « Dans la solution qu’il propose, votre président de la République, les enquêtes seront confiées à un parquet qui lui est soumis », a commenté sur Europe 1. Les magistrats du parquet sont hiérarchiquement soumis au ministère de la Justice. « Comment est-ce qu’on peut croire cinq minutes qu’un parquet aux ordres mènera plus et mieux les enquêtes et assurera mieux les libertés publiques qu’un juge? », a-t-elle demandé. « Pour moi c’est une régression (…) un verrou pour empêcher les enquêtes qui gênent le pouvoir politique » et « cette réforme ne doit pas passer », a insisté l’ancienne magistrate.

Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate (MoDem) et avocate à la Cour d’Appel de Paris : « Après la réforme de l’audiovisuel public, le fichage généralisé, cette réforme qui n’a aucun caractère d’urgence participe d’un ensemble cohérent qui n’a pour seul objectif que de verrouiller l’appareil démocratique et favoriser une certaine délinquance, notamment politico-financière, en toute sécurité ». « La suppression du juge d’instruction vient donc en quelque sorte coiffer cet édifice afin de disposer d’une justice aux ordres, après avoir construit un système de contrôle direct et indirect des médias« . « Dans la mesure où d’ores et déjà la constitution de partie civile a été considérablement réduite », un tel projet « signifierait qu’en réalité, plus aucune affaire politico-financière ou aucune affaire déplaisant au pouvoir ne pourrait faire l’objet d’une instruction en France ». 

Les autres réactions           

On remarque le cynisme et la com’ sur le ton « on change un juge d’instruction en juge de l’instruction, vous voyez, ce n’est rien »… Grave repli démocratique, réforme de nouveau précipitée et bâclée, sans concertation – c’est une vraie manie…

juge-luciditéjuge-2 Fin du juge dinstruction

Merci à Delucq – Visitez son site ! et à Jardin – Visitez son site !

tribunal1 Fin du juge dinstructionjuge-lucide

Merci à Large – Visitez son site ! et à Delize – Visitez son site !

Source NouvelObs.com

Le bilan de la nuit de la Saint-Sylvestre traduit une hausse d’environ 30% par rapport à 2007. La Seine-Saint-Denis, le Bas-Rhin, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise et le Nord ont été les départements les plus touchés.

voiture-brulee-300x214 1 147 véhicules brûlés : une hausse de 30% - Sarko a LA solution

Le ministère de l’Intérieur a publié, jeudi 1er janvier, le bilan de la nuit de la Saint-Sylvestre. 1 147 véhicules ont été incendiés contre 878 durant la même période de l’année précédente, soit une hausse de plus de 30%. Département par département, le plus grand nombre de véhicules a été incendié en Seine-Saint-Denis (130), dans le Bas-Rhin (91), le Val-de-Marne (80), le Val-d’Oise (68) et le Nord (65). Le ministère de l’Intérieur note que dans un certain nombre de départements ruraux, qui ne sont pas connus pour être des théâtres de violences urbaines habituelles, des véhicules ont néanmoins été incendiés, alors qu’il n’y en avait pas les années précédentes.

Si « on constate sur cette nuit précise une augmentation ponctuelle du phénomène des incendies de voitures », reconnaît le ministère de l’Intérieur dans un communiqué, cette augmentation est toutefois « en totale contradiction avec le bilan annuel qui, lui, est en recul de près de 15% ».

Selon la même source, sur « les onze premiers mois de l’année 2008, 36.700 véhicules avaient été incendiés, soit 6.000 de moins que sur la même période » de 2007. Au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, 288 personnes ont été interpellées contre 259 l’année précédente (+11,20%), dont 219 placées en garde à vue contre 166 (+31,93%).

 OK, les chiffres sont en baisse tant mieux. Mais pourquoi les médias ne se demandent-ils pas par quel miracle plus de 110 voitures brulent toutes les nuits en France, surtout avec un aussi bon Président ?

Interdiction de passer le permis : le PS dénonce du « n’importe quoi »

Le chef de l’État a souhaité jeudi que les incendiaires de voitures soient empêchés de passer le permis de conduire « aussi longtemps que la victime des faits ou le fonds de garantie n’a pas été indemnisé en totalité ».

Pour le PS, vouloir interdire le passage du permis de conduire aux incendiaires de voitures, tant qu’ils n’auront pas indemnisé totalement leurs victimes, est une « grossière diversion » afin de masquer un bilan « alarmant ».

La députée socialiste, Delphine Batho, a qualifié vendredi 2 janvier de « grand n’importe quoi » la proposition de Nicolas Sarkozy d’interdire le passage du permis de conduire aux incendiaires de voitures, tant qu’ils n’auront pas indemnisé totalement leurs victimes. « L’annonce de Nicolas Sarkozy d’empêcher les incendiaires de voiture de passer le permis est du grand n’importe quoi », affirme la députée des Deux-Sèvres dans un communiqué. « La plupart des incendiaires n’ont même pas l’âge requis pour passer le permis! », écrit-elle, qualifiant les idées du président de la République de « grossières diversions » destinées à masquer un bilan qu’elle juge « alarmant ».

« Trois ans après les émeutes de novembre 2005, et après une année 2008 marquée par plusieurs épisodes graves de violences urbaines et plus diffuses dans de multiples quartiers, il faut à présent vigoureusement dénoncer l’échec complet de la stratégie de sécurité du gouvernement », estime Delphine Batho. » Au lieu d’empêcher les voitures de brûler, (Nicolas Sarkozy) propose donc une nouvelle punition compliquée et inapplicable », déclare la députée, qui appelle à une « autre politique de sécurité », fondée sur une « vraie police de quartier », une « sanction précoce » et un « effort massif en matière de prévention éducative ». 

C’est vrai que N’importe quoi est quand même le meilleur résumé… Les incendiaires ont 12 ou 13 ans, donc c’est sûr que :

  1. c’est approprié,
  2.  ils doivent avoir très peur, et vont désormais y réfléchir à deux fois fin 2009
  3. surtout que, bien qu’ils sont tellement dé-sociabilisés qu’on peut se demander quand ils vont retourner vivre dans des grottes, ce sont de parfaits citoyens qui sont du style à ne pas rouler sans permis déjà aujourd’hui…

voitures brulées

 Merci à Delize – Visitez son site !

BRUXELLES (AFP) — Vainqueur du dernier tirage de l’Euromillion, un Belge a fait cadeau pour Noël de 3,75 millions d’euros – la moitié de sa nouvelle fortune – à répartir entre les familles en difficulté de sa ville, ont rapporté mercredi plusieurs médias belges.

« Le Père Noël habite à Riemst », une commune flamande du Limbourg, à la frontière avec les Pays-Bas, titre le quotidien néerlandophone Het Laatste Nieuws, plus gros tirage de la presse belge.

A quelques heures du réveillon, le journal de la première chaîne de télévision francophone RTBF a elle aussi consacré un long sujet à ce « cadeau de Noël » aussi généreux qu’inattendu.

Gagnant de la somme mirobolante de 7,5 millions d’euros au tirage du 12 décembre de l’Euromillion, le « père Noël » de Riemst a fait savoir qu’il donnerait la moitié de ses gains aux pauvres de la commune qui compte 16.000 habitants.

« Son premier geste: des chèques d’une valeur de 1.000 litres de mazout pour cent familles en difficulté », a raconté Hubert Cleuren, président du Centre public d’aide sociale de Riemst.

Le généreux donateur a demandé à conserver l’anonymat. Mais selon les premières indications, il aurait une cinquantaine d’années et serait le père de deux enfants. « Il a lui-même connu le froid », a précisé Guido Coenegrachts, le libraire qui a vendu le billet gagnant.

Cela fait du bien de voir que la générosité existe encore…

Pour terminer notre série « la civilisation progresse chaque jour »…

Arabie saoudite – Découvrir les 2 yeux, c’est indécent. Halal : Le niqab cyclope
niqab

Deux yeux perçant la noirceur du voile, c’est encore trop de séduction pour le Cheikh saoudien.

Bien que le niqab porté par certaines femmes couvre tout sauf les yeux, certains imams ont dénoncé ce vêtement comme trop révélateur !

Ils ont jugé que pour empêcher l’indécence et les clins d’oeil, les femmes devront porter de nouveaux niqabs qui ne découvrent qu’un seul oeil.

« De cette manière, si elles font un clin d’œil, on pensera qu’elles clignent des yeux », ont déclaré les imams.

Cheikh Muhammad al-Habadan dit que « montrer les deux yeux encourage les femmes à se maquiller les yeux pour être séduisantes ».

L’avenir de la femme ?
cyclope Ouvrir loeil et le bon...Cheikh Habadan, un religieux ultra-conservateur qui aurait une grande influence parmi les religieux saoudiens, répondait à des questions sur la chaîne de télévision musulmane par satellite Al-Majd.

niqab Ouvrir loeil et le bon...

Puisqu’on y est, je vous renvoie vers article très intéressant « Le voile en Islam – ce que dit le Coran ! », interview d’un spécialiste de l’Islam, le Professeur Mahmoud Azab, professeur titulaire d’islamologie à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (langues « O »). On y apprend entre autres que le Coran ne parle pas du voile, et appelle simplement les femmes à la bienséance…

AN : Comment le voile est-il évoqué dans le texte du Coran ?

MA : Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête, est utilisé comme traduction du mot arabe « hijab ». Et du point de vue du linguiste, cette traduction est un glissement de sens. Le thème du hijab est abordé huit fois dans le Coran. Et pas une seule fois pour désigner l’habit dont la femme devrait se couvrir la tête. […]

AN : Vous nous dites donc que les musulmans qui utilisent le mot « hijab » pour désigner le voile qui couvre la tête des femmes commettent un contre sens ?

MA : Oui. Ils commettent un contre sens linguistique par rapport au vocabulaire coranique. Et les femmes musulmanes qui disent que le hijab est cité dans le Coran se trompent sur le sens du mot. Elles doivent comprendre le sens donné au mot. […]

MA : Vous avez probablement raison. Le Coran vise d’abord à la préservation sociale. Et dans cette lecture, il invite plus à la bienséance qu’à la pudeur avec sa connotation sexuelle, du moins lorsqu’il traite des habits. Mais les injonctions qui visent à la bienséance vestimentaire ne concernent pas que la femme ! Et c’est là une erreur majeure commise par les interprètes qui n’ont pas assez étudié. A chaque fois que le Coran parle de la tenue vestimentaire, il parle aux deux sexes.

Rappelons enfin cette citation truismique des Guignols :

Dieu n’est qu’une hypothèse et l’abus de religion peut nuire gravement à la santé

et celle-ci, jolie conclusion :

Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. – Albert Einstein