Olivier Brumaire publie sur son blog www.reformons-le-capitalisme.fr un livre sur la crise économique, qui fait le lien avec la crise écologique qui commence…

A télécharger gratuitement…

Bonne lecture

Un article de Pascale Fourier à lire ici :

http://j-ai-du-louper-un-episode.hautetfort.com/archive/2009/12/06/jacques-sapir-reflexions-sur-la-crise1.html

Un court extrait :

Nous connaissons actuellement un répit dans cette crise. Grâce aux différents plans de relance, la consommation des ménages a pu être relativement maintenu. Par ailleurs, la situation des banques a été fortement améliorée à la fois par des aides publiques considérables et par la baisse des taux directeurs par les Banques Centrales.

Pour autant, la situation qui a donné naissance à cette crise n’a pas changé et les mesures dites de « réforme » du système brillent par leur absence. Ainsi, dès que ces plans de relance viendront à expiration, on connaîtra à nouveau une forte contraction de la consommation des ménages et les banques ont recommencé à spéculer sans limites.

Par ailleurs, de nouveaux problèmes s’accumulent à l’horizon. L’effondrement du Dollar est aujourd’hui un phénomène structurel, qui pourrait être dramatiquement amplifié par l’explosion de la bulle sur les Bons du Trésor US. De nouveaux mécanismes de spéculation se mettent en place, en particulier sur les matières premières.

Nous allons connaître de nouveaux développements de cette crise. Je pense qu’ils seront largement concentrés sur l’Europe et les Etats-Unis. Une crise de l’Euro est désormais inévitable, même si nous ne pouvons prédire quand elle éclatera. Avec elle c’est toute la construction européenne qui sera durablement ébranlée.

La crise aux Etats-Unis va rebondir au printemps prochain, et avec elle se posera la question de cette bulle spéculative sur les Bons du Trésor.

La contribution de Maitre Eolas au débat sur l’identité nationale :

identite nationale

identite nationale

www.maitre-eolas.fr

à propos du projet de surtaxe bancaire de 10 % des bénéfices (dont le principe est bon, mais pas le fonctionnement, les banques ont tout de suite dit qu’elles répércuteraient aux clients…)

La ministre s’oppose à un amendement voté par la commission des Finances à l’Assemblée nationale qui relève de 10% l’imposition des bénéfices des banques. “Je ne me suis pas battue avec vigueur depuis deux ans et demi pour développer l’attractivité de la place financière de Paris et pour développer l’encadrement des bonus pour tout gâcher en un instant sans argument sérieux“, répond-elle.

“Il n’est pas question de prendre une mesure à caractère national qui plomberait le système bancaire français, qui s’est bien comporté pendant la crise“, poursuit Mme Lagarde.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20091019.FAP8894/lagarde_veut_demander_aux_banques_dassumer_les_frais_de.html

Et M. Copé

“Nous sommes en période de reprise, nous n’allons pas taxer les banques au moment où elles vont mieux”.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/politique_eco/20091025.OBS5763/lump_tente_de_sortir_du_cafouillage_sur_la_taxation_des.html

On les taxera quand elles iront mal alors ?

La Fédération Bancaire Française  dénonce les projets d’alourdissement de la fiscalité qui pénaliserait le secteur financier, clé du financement de l’économie et l’un des rares secteurs qui continue à recruter. Elle s’élève contre le projet de taxe additionnelle à l’impôt sur les sociétés voté par la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

Si cette disposition était adoptée, elle réduirait la compétitivité des banques françaises et de la Place financière de Paris, affaiblissant leur capacité à investir et à financer les entreprises et les particuliers, au moment où ils en ont le plus besoin.

 
Nicolas Sarkozy, interviewé par Le Figaro, ne s’est pas prononcé, mais a salué l’action “exemplaire” des banques, en ce qui concerne les paradis fiscaux et les bonus. L’aide que l’Etat a fourni aux banques lui a été “profitable”, et la “polémique sur l’argent prétendu donné aux banques” est “dépassée”, a-t-il dit.

En vingt-cinq ans, les effectifs de la fonction publique de l’Etat et des collectivités territoriales ont augmenté de près d’un million de postes. Sur la base des chiffres de la direction de l’administration de la fonction publique, la Cour des comptes relève que, malgré les transferts, les effectifs de l’administration de l’Etat sont passés de 2 173 169 en 1980 à 2 524 440 en 2006 (+ 16 %).

A partir de 2007, l’Etat a supprimé 61 600 postes - soit 78 000 postes disparus dans les ministères, dont l’éducation nationale, compensés par 17 000 créations dans les établissements publics administratifs.

La fonction publique territoriale est passée, elle, de 1 021 000 postes en 1980 à 1 662 501 en 2006 (+62,8 %). La croissance a été forte en 2007, avec 86 000 postes, dont 50 000 agents issus de l’équipement et de l’administration des collèges et des lycées. Hors transfert, la hausse a été de 2 % en 2007, notamment dans le secteur social.

A qui profite le système ?

Un interview d’André-Jacques Holbecq par Yves Michel.

« Il faut réduire la dette! ». On crie à la faillite! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d’aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : « Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l’heure est au travail et aux économies ».

Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il y a une quarantaine d’années, l’État français n’était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d’ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d’euros ! Pourquoi ? S’est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l’emprunt, alors qu’auparavant on se suffisait à nous-mêmes? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ?

“Vous avez aimé les Experts - Las Vegas, Les Experts - Miami, Les Experts - Manhattan, Les Experts font du ski ? Vous aimerez notre dernière production : Les Experts - Paris

Définition « d’expert » sur larousse.fr :

expert, experte

adjectif

(latin expertus, qui a éprouvé)

  • Qui connaît très bien quelque chose par la pratique : Je ne suis pas expert en mécanique.

Passer à la télé » ne fait pas d’un économiste un expert…

Un expert nécessite qu’il ait démontré sa compétence, par exemple par une analyse brillante d’une situation, et donc une prévision juste.

Je souligne d’ailleurs qu’une des plus belles escroqueries de ce début de siècle consiste à avoir pu faire passer croire que l’économie n’était pas une science humaine mais une science mathématique…

Je ne sais donc pas si vous faisiez allusion à :

1°) Elie Cohen - L’hebdo des socialistes - 12 septembre 2007 :

Les socialistes étaient internationalistes parce qu’ils avaient appris la leçon des guerres et parce qu’ils avaient une conscience aiguë des solidarités entre travailleurs par-delà les frontières. Ils sont devenus altermondialistes par peur d’une mondialisation qu’ils ne comprenaient pas et dans laquelle ils ne voyaient que les manifestations de multinationales assoiffées de profits, les dérives d’une finance débridée et les inéquités d’une régulation au service des puissants. Bref, la mondialisation, c’était la misère au Sud, le chômage et les inégalités au Nord.

2°) David Thesmar et Augustin Landier (Prix 2007 du Cercle des économistes) - été 2007 :

« Disons-le tout net : [la correction] sera limitée et surtout sans effet sur l’économie réelle. [...] Le danger d’une explosion financière, et donc le besoin de régulation, n’est peut-être pas si grand qu’on le pense. »

3°) Nicolas Baverez - Marianne 4 Octobre 2008 :

« La mondialisation conserve des aspects positifs [...] Le libéralisme est
le remède à la crise. »

4°) Jacques Attali - Rapport au Président de la République, janvier 2008 :

Décision 97 : « Harmoniser les réglementations financières et boursières avec celles applicables au Royaume-Uni pour ne pas handicaper les acteurs européens par rapport à leurs concurrents internationaux. » Décision 101 : « Multiplier les initiatives communes entre les enseignements supérieurs et les institutions financières dans le financement de chaires dédiées aux recherches sur la modélisation financière ». Décision 103 : « Modifier la composition des commissions et des collèges de régulateurs, pour que les champions de la finance puissent s’exprimer et influencer la position du haut comité de place. »

5°) (Le meilleur pour la fin) Patrick Artus (Directeur de la Recherche chez Natixis - la référence) - mars 2007 :

On a entendu récemment sur les marchés financiers des rumeurs extrêmement inquiétantes :

  • la liquidité (globale et sur les marchés) allait se restreindre ;
  • la profitabilité des entreprises allait se retourner à la baisse ;
  • la Chine allait connaître une crise de croissance qui ralentirait la croissance mondiale, inverserait à la baisse les prix des matières premières ;
  • la crise de la construction et des subprime mortgages aux USA entraînerait une récession et une crise bancaire aux USA.

Toutes ces annonces ont eu des effets importants sur les marchés d’actions, du crédit (ouverture des spreads high-yield), des changes (baisse du dollar, remontée du yen).

Heureusement elles sont toutes inexactes.

Avec des « experts » pareils, on est sauvé… Oserais-je même le « désexpérant » ?