Nicolas Sarkozy réduit la peine de Jean Charles Marchiani

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Jean-Charles Marchiani et Charles Pasqua, en 2000.
© Jean-Bernard Vernier

Nicolas Sarkozy va ramener la peine de 3 ans de prison à 2 ans et demi pour l’ex préfet du Var Jean-Charles Marchiani, aujourd’hui incarcéré. Cela ne permet pas une libération immédiate de ce proche de Charles Pasqua, mais grâce au système de libération conditionnelle, il pourrait sortir rapidement. Jean-Charles Marchiani purge actuellement une peine de prison de 3 ans pour « trafic d’influence par personne dépositaire de l’autorité publique ». Il est également poursuivi dans le cadre du procès de l’Angola Gate, affaire pour laquelle il pourrait être condamné à une autre peine de prison ferme.

Depuis son arrivée à l’Elysée en mai 2007, le président de la République se refuse à procéder à des mesures de grâce collective, contrairement à ses prédécesseurs, mais juge les grâces individuelles utiles « pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles ».

Dans un courrier à la garde des Sceaux rendu public par l’Elysée en novembre, Nicolas Sarkozy expliquait vouloir récompenser les condamnés qui « font preuve d’une détermination hors du commun à suivre une formation professionnelle, à rechercher un emploi ou à suivre des soins pour que leur sortie se déroule dans les meilleures conditions » ou d’autres qui ont fait « par leur comportement à l’occasion d’une situation particulière, la preuve d’un courage ou d’une solidarité exemplaire ».

Maintenant, petit retour en arrière :

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8 juin 2006, Sarko pour sa conférence de presse pour ses 4 ans place Beauveau :

« Si un jour je devais avoir des responsabilités, l’une des premières choses que je ferais, c’est de supprimer le droit de grâce et l’amnistie« . Il a ajouté ne pas vouloir « porter de jugement sur le cas particulier de Guy Drut, mais sur un principe plus général : il y a un principe qui s’appelle la séparation des pouvoirs, c’est un principe républicain ».

6 juillet 2006, BALLAN-MIRE, Indre-et-Loire (AP) –

« Je ne crois pas que la démocratie soit compatible avec le droit de grâce et le droit d’amnistie« , a lâché jeudi le président de l’UMP Nicolas Sarkozy, à quelques jours de la traditionnelle grâce présidentielle que doit décréter Jacques Chirac. « Ce n’est pas parce qu’on est élu au suffrage universel qu’on doit amnistier tel ou tel« , a ajouté M. Sarkozy.

14 juillet 2006 :

Sarkozy contre le droit de grâce présidentiel (2006)

En résumé :


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