Lu dans Ouest-France :

prefet-lucidité Sarkozy chahuté dans la Manche : après le préfet muté, c’est au tour du patron de la police.

Pas de bain de foule pour Nicolas Sarkozy et des chaussures et autres projectiles qui avaient volé au passage du cortège présidentiel, le Président avait marqué à plusieurs reprises son énervement hors caméra.

Alors que les réactions d’indignation n’arrêtent pas de tomber après l’annonce de la mutation-sanction du préfet de la Manche, Jean Charbonniaud, c’est maintenant au tour du Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Philippe Bourgade de subir les foudres de l’Élysée.

Aujourd’hui c’est donc clairement l’heure des mises au placard. Dorés peut-être mais placard quand-même. Dans l’entourage professionnel des deux hommes on ne cache pas sa déception et son écœurement et côté politique à droite comme à gauche on n’est pas tendre. François Bayrou parle de « fait du Prince », le sénateur UMP et président du Conseil général de la Manche évoque « une dérive ».

A lire sur Ouest-France.fr

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prefets Virez-les tous...

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Le Sarkothon 2009
Par Jacques Drillon et Fabrice Pliskin sur Bibliobs.com

Le 28 janvier, Nicolas Sarkozy aura 54 ans, et il souffre d’une maladie, l’allergie à la littérature. C’est pourquoi nous lançons une grande opération thérapeutique: redonner le goût de la lecture à l’ennemi personnel de Mme de La Fayette

Monsieur le Président,

Serait-ce à force d’admirer les chiffres sur le cadran de votre Breitling que vous avez pris les lettres en horreur? Vous nous rappelez sans cesse que le but de notre vie, c’est de gagner plus. Hélas, sous votre présidence, les Français n’ont plus d’argent. Des «cinq ou six cerveaux» que vous prête votre moitié, aucun ne semble stimulé par la chose écrite. La chose comptée vous importe seule, et il n’est pas jusqu’aux sans-papiers, êtres humains parmi les êtres humains, que vous ne dénombriez par paquets de mille. Un texte, semblez-vous demander, combien de divisions? Les richesses d’un livre, la multiplicité des tons et des voix sont lettre morte pour vous. Pourquoi reconduire à la frontière de votre conscience cette diversité-là?

s1-300x196 Envoyez un livre au président de la République! Vous nous souhaitez bonne année dans la bibliothèque de l’Elysée, mais ses livres trop bien rangés montrent assez que vous n’en avez lu aucun ; vous aimez à vous parer d’Aimé Césaire et de Claude Lévi-Strauss comme d’un people et d’un top model, et tout le monde sent bien que c’est pour le show et la chanson. Après cela, étonnez-vous, Monsieur le Président, qu’on aille vous classer dans la variét’. Et si, au lieu de «faire du chiffre», vous faisiez des lettres? D’où le Sarkothon 2009.

En guidant vos lectures, nous voudrions tempérer un peu votre «fureur d’accumuler», comme dit La Fontaine, et vous redonner le goût de notre patrie, de sa grandeur spirituelle et de son histoire littéraire. Puissent ces quelques ouvrages favoriser votre retour au pays natal.

« Surveiller et punir » de Michel Foucault (Gallimard)

• 17 novembre 2008: un maître-chien, accompagné de quatre gendarmes, lâche son molosse dans les classes de l’Ecole des Métiers du Gers à la recherche d’une substance illicite. 19 novembre : deux gendarmes lâchent un chien renifleur sans muselière dans une classe de troisième d’un collège de Marciac.

Le hussard noir de votre République, c’est donc le chien. Un maître idéal. On se lève quand il entre dans la classe. Avec un pareil pédagogue, nul besoin d’IUFM. Presque aussi servile que Xavier Bertrand, il a, comme Rachida Dati, ce «bon sens» si bien partagé qui consiste à emprisonner des mineurs de 12 ans. Et puis nulle lecture dangereuse ne parasite son pur esprit. Ce chien n’est pas homme à vous assommer avec un volume de Marcel Proust. Monsieur le Président, pour apaiser votre élan rintintinesque et sécuritaire, laissez-nous vous recommander très respectueusement «Surveiller et punir», un ouvrage où Michel Foucault déjoue les stratégies de criminalisation et d’enfermement. Parce que «l’école du respect» n’est pas l’école des chiens. Et parce que cette lecture vous changera de la conversation de Patrick Balkany.


« Le Rire » de Bergson (PUF)

• «Il faut passer d’une politique défensive à une politique offensive en matière de diversité culturelle et de rayonnement de la culture française à l’étranger. » (Nicolas Sarkozy, à la convention UMP, janvier 2006.)

s2 Envoyez un livre au président de la République! Nous voudrions attirer votre attention sur ce que vous appeliez, à l’époque heureuse où vous n’étiez que candidat, une «politique offensive»: un rapport sénatorial indique que l’on est passé de 173 centres culturels français en 1996 à 144 en 2008. Près de 30 antennes françaises à l’étranger rayées de la carte: ce n’est pas de l’offensive, mais de l’offense – à la langue, à la culture, au patrimoine français. Et nous passons, de peur de vous gêner, sur la promesse non tenue. L’image de la France, qui se ternit à chacun de vos déplacements à l’étranger (Grande-Bretagne, Vatican, Chine, Inde, Etats-Unis), se rétrécit à la même vitesse. Il est vrai que votre idée de la culture, qui se fonde sur le prestige médiatique de quelques amuseurs, ne s’exporterait guère. Il fut un temps où l’on envoyait un philosophe, Henri Bergson, auprès du président Wilson pour le convaincre d’entrer en guerre contre l’Allemagne. Vous y auriez envoyé Christian Clavier ou Bernard Tapie, l’Oscar de la gauche. Nous vous offrons donc «le Rire» de Bergson. Cadeau diplomatique.


«La Culture générale pour les nuls»
de Florence Braunstein et Jean-François Pépin (Editions First)

• André Santini, secrétaire d’Etat à la Fonction publique, a annoncé, en décembre 2008, qu’il projetait de supprimer les épreuves de culture générale aux concours administratifs pour les remplacer par des «questions de bon sens».

Un serviteur de la République n’a que faire d’être un citoyen, de connaître des babioles comme la théorie de l’évolution, l’Immaculée Conception, la nuit du 4-Août ou Tartuffe. Sans doute cette idée s’inscrit-elle dans ce que vous appelez si drôlement «notre Renaissance intellectuelle, artistique et morale». Trêve de plaisanterie, Monsieur le Président, vous savez ce qu’est la Renaissance. Cela relève-t-il de votre bon sens ou de votre culture générale? On peut être bonapartiste, autocrate, ennemi de la liberté de la presse, et n’en défendre pas moins les humanités. Voyez Napoléon, qui dévorait Corneille et Racine. Il nous semble que vous sous-estimez les bienfaits de la culture générale, cette discipline où vous êtes passé maître et qui permet aux plus hautes autorités de l’Etat d’invoquer à tort et à travers les Lumières ou Jaurès. La pratique régulière de «la Culture générale pour les nuls» saura vous y convertir.


« L’Age d’or » de Pierre Herbart (Le Dilettante)

• «On peut aimer Céline sans être antisémite comme on peut aimer Proust sans être homosexuel.» (Nicolas Sarkozy, lors d’une conférence de presse en Inde, le 29 janvier 2008.)

s3 Envoyez un livre au président de la République! En somme, vous assimilez l’homosexualité à une doctrine raciste. Justement, les antisémites nazis mettaient les homosexuels dans les mêmes chambres à gaz que les juifs. Vous le saviez, pourquoi feindre de l’ignorer? Parce qu’au fond les homosexuels, pour vous, c’est folles, fiottes et compagnie. Mais vous ne pouvez pas le dire tout haut. Alors votre inconscient a parlé pour vous. Votre conscient aussi le fait parfois. «Je suis né hétérosexuel», avez-vous dit le 5 février 2007 sur TF1. Il n’y a pas de quoi être fier. On en a connu de peu ragoûtants, des hétérosexuels. Et puis qui sait ce que nous réserve l’avenir?

Vous ne seriez pas le premier à changer de cap en cours de route. Mais vous avez raison : Proust, si ce n’est pas de la littérature pour les pédés, c’est de la littérature de pédé, au singulier. Même si, comme vous, il se prétendait hétérosexuel-né. Nous vous offrons donc non pas du Proust, mais un des plus beaux livres d’amour qu’on ait jamais écrits, «l’Age d’or» de Pierre Herbart, «un livre, disait Jacques Brenner, qu’on ne voudrait mettre qu’entre des mains nettes». Nous prenons ce risque.


« La République » de Platon et « la Guerre des Gaules » de César (Les Belles Lettres)

• «Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne.» (Nicolas Sarkozy, le 16 avril 2007.)

Vous n’aimez pas, n’est-ce pas, le latin et le grec? Cela coûte cher, cela ne sert à rien, il n’y a pas de débouchés. Vous êtes le premier président de la Ve République à le dire. Le premier à ne pas avoir honte de le penser. Ce que nous serions, sans Rome et sans Athènes, n’est pas votre souci. Le latin, le grec, oublions tout cela; faisons de l’informatique. «L’Etat n’est pas obligé de financer les filières qui conduisent au chômage», disiez-vous ce jour-là. Vous avez bien raison: les 20 millions de chômeurs supplémentaires que Juan Somavia, directeur général du Bureau international du Travail, prévoit pour 2009 ont manifestement gâché leur belle jeunesse à traduire Juvénal et Euripide. Même les hellénistes et les latinistes de chez Lehman Brothers n’ont plus de job. Bien fait pour ces bénédictins.
Plongez dans «la Guerre des Gaules» de votre collègue César (Jules); et, pour le grec, «la République», parce que Platon y décrit un pays où, pour reprendre une expression qui vous est chère, les artistes et poètes, chômeurs professionnels, « n’ont pas vocation » à vivre.


« La Princesse de Clèves » de Mme de La Fayette (Hatier)

• «L’autre jour, je m’amusais à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur “la Princesse de Clèves”. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de “la Princesse de Clèves”.» (Nicolas Sarkozy, février 2006.)

s4 Envoyez un livre au président de la République! Que votre volonté soit faite, Monsieur le Président. Du passé faisons table rase. Kärchérisons toutes les fables qui façonnent notre grand récit national. Haro sur les «sadiques» et les «imbéciles». Vive les nihilistes! Discréditons l’effort, l’exigence, la subtilité. Claquons la porte des grands textes au nez de la petite guichetière. Vive notre président pilon! Gloire à l’autodafé d’Etat!

Et disons à Mme de La Fayette, cette sœur spirituelle de Corneille: «Casse-toi, pauvre c…» «La Princesse de Clèves»? «J’ai beaucoup souffert par elle», avez-vous déclaré, en juillet 2007. Dans la peur d’être accusés de torture par Amnesty International, nous vous en adressons, non le texte intégral, mais le «Profil d’une œuvre». En vous souhaitant une prompte résilience.


Jacques Drillon et Fabrice Pliskin


s5 Envoyez un livre au président de la République! VOUS AUSSI, donnez au SARKOTHON

VOUS AVEZ DES LIVRES, Nicolas Sarkozy n’en a pas.
Vous les avez lus, pas lui. Soyez solidaires et citoyens: offrez un livre à notre président!
AGISSEZ maintenant pour vivre mieux demain.
Faites un choix judicieux et utile. Et un beau paquet.
N’OUBLIEZ PAS d’inscrire sur votre envoi :
«Sarkothon 2009 du Nouvel Observateur».
Adressez-le à: Monsieur le Président de la République, 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 75008 Paris.
Un petit mot d’accompagnement n’est pas superflu. L’anniversaire du président ne se fête qu’une fois par an.

Source: Le Nouvel Observateur, 22/1/09.

La dernière blague du Point – extrait d’un article du Post.fr

carla Carla Bruni, conscience de gauche de Sarkozy... C’est le Point qui le dit, le chef de l’État dispose désormais à domicile d’une « conscience de gauche » (en fait, il paraît que c’est lui qui loge chez ladite conscience, dans un très bel hôtel particulier du 16e arrondissement de Paris, mais passons…)

Donc, la « conscience de gauche » existe.

Elle est grande, jolie et elle chante… Ouf… A première vue, elle n’est pas trop prise de tête pour celui qu’elle inspire. C’est pratique. Ca lui évite de lire (et non relire, notez bien la nuance) Marx et son « Capital », Jaurès et son « Histoire Socialiste de la Révolution Française », Clemenceau et sa « Mêlée Sociale », Alain et son « Citoyen contre les Pouvoirs », Mendès-France et son « Choisir », Blum et son « A l’Echelle Humaine », Mitterrand et son « Coup d’Etat permanent »…

Tous ces ouvrages sont certes utiles, mais un peu difficiles d’accès pour une conscience politique un peu fragile, nourrie récemment encore aux envolées lyriques d’Henri Guaino (Ah! le discours de Dakar sur l’homme africain! « Toi y en a pas conscient que toi avoir destin donc toi y en avoir Histoire, Coco! » Tellement conscience de gauche!), aux chansons de Didier Barbelivien, aux films de Christian Clavier-Jean Reno et aux traques d’enfants de sans-papiers de Hortefeux… On en conviendra, cette formation culturelle ne pouvait que mener à la recherche inlassable et résolue d’une conscience de gauche authentique, d’appellation contrôlée, et qui pouvait l’incarner en tous points sinon… Carla Bruni.

Cette évidence s’impose à tous désormais. Agnès Sorel, la Maintenon et la du Barry seront bientôt détrônées de la place usurpée qu’elles occupent dans les manuels d’Histoire.

Carla Bruni, la Rosa-Luxembourg de Karl Lagerfeld, la Jeannette Vermesh-Thorez de Galliano, la madame de Staël de Julien Clerc, l’Olympe de Gouges de Rachida Dati, Carla Bruni donc, est officiellement la « conscience de gauche » de l’actuel chef de l’Etat… D’ailleurs cette « conscience de gauche » n’a-t-elle pas défilé des années durant, très régulièrement, été comme hiver pour défendre la noble cause de Chanel, Dior et cie?

Elle se devait d’accomplir son destin auprès de l’actuel président de ce qui fut une république. Merci au Point de nous éclairer sur ce point là de notre actualité, car loin d’être un détail, cet aspect du règne de l’actuel chef de l’Etat méritait d’être relevé comme il convient, pour l’Histoire et l’édification des générations futures. Ceci sera consigné dans ces nouveaux manuels d’Histoire contemporaine que sont devenus « Voici », « Closer » et « Public ».

Voilà, voilà, voilà…

Et sinon, on va se moquer de nous encore longtemps?

Par Bruno Roger-Petit

Beau pamphlet – notez que j’aurais plus glosé sur le fait que la fortune de Carla Bruni soit estimée à environ 18,7 millions d’euros. Lors de son accession au poste de chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy affichait plus de 2 millions d’euros d’actifs.

Enfin, moi, je me demande : mais qui est sa conscience de droite ?

ou l’éloge de l’impuissance du politique par une augmentation des rodomontades et du verbe – sans le moindre effet… Dans ce genre :

Le premier ministre François Fillon a jugé mercredi soir « totalement inacceptable » l’arrêt des livraisons de gaz russe à l’Europe, consécutif au conflit commercial russo-ukrainien.

ou

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a qualifié mardi de « totalement inacceptables » les attaques contre trois écoles de l’ONU dans la bande de Gaza par les forces israéliennes, dont l’une a fait plus de 40 morts. Dans un communiqué, M. Ban souligne que les emplacements de ces écoles, qui servaient de refuge à des Palestiniens rendus sans abri par l’offensive israélienne, « avaient été communiqués aux autorités israéliennes et étaient connus de l’armée israélienne ». « Ceci n’a pas empêché la tragédie d’aujourd’hui et j’en suis profondément consterné. Ces attaques par les forces israéliennes, qui mettent en danger des installations de l’ONU utilisées comme refuges, sont totalement inacceptables et ne doivent pas se reproduire », ajoute le chef de l’ONU.

Maintenant, nous avons aussi le vainqueur toutes catégories de l’inacceptabilité des choses – not’ Président®. Petit florilège…

sarko I.N.A.C.C.E.P.T.A.B.L.E.29/05/2007 La pensée unique ne croyait pas à l’interdiction des parachutes dorés. Cette interdiction je l’ai promise et je la mettrai en œuvre, parce que les parachutes dorés sont contraires à l’éthique du capitalisme. Je suis pour que celui qui prend des risques et qui réussit puisse recevoir la récompense de ses efforts, mais je trouve moralement inacceptable que celui qui échoue soit récompensé.

9/06/2007 N’est-il pas aberrant que les personnes handicapées soient obligées de changer de système de prise en charge lorsqu’elles atteignent 60 ans ? N’est-il pas inacceptable qu’une personne handicapée soit obligée de quitter le milieu de vie dans lequel elle a vécu de nombreuses années lorsqu’elle atteint 60 ans ?

25/06/2007 Le DARFOUR cela concerne aussi nos pays. A l’époque on n’était pas dans la société de la communication, on ne savait pas, on savait trop tard donc on pouvait expliquer qu’on décidait avec retard maintenant on sait, l’absence de décision et l’absence de réaction est inacceptable. [NDR. Heureusement, on voit comme ça se résoud vite..]

12/07/2007 Car la discrimination fondée sur le sexe n’est pas moins inacceptable que celle fondée sur la race. 

24/07/2007 Je veux défendre l’idée que la France militera toujours pour la paix et pour qu’il y ait la paix dans le monde. Je dis la paix pas la stabilité. La stabilité pour moi, ce n’est pas un objectif suffisant. Car la stabilité, cela veut dire qu’on tolère un certain nombre de choses qui ne sont pas forcément tolérables.[…] Je crois également que pour qu’il y ait la paix, il faut refuser la démission devant le fait accompli de certaines situations inacceptables. Je pense à l’Iran. […] Les recherches iraniennes sur le nucléaire militaire font courir au monde un grave risque. C’est inacceptable. De même qu’il est inacceptable d’avoir le nucléaire militaire pour la Libye, et le nucléaire militaire pour la Corée du Nord.

01/09/2007 (Au ministre de la santé) Vous créerez les places nécessaires à l’accueil des personnes lourdement handicapées. Il est inacceptable qu’une grande nation comme la nôtre laisse tant de parents dans la crainte de mourir avant d’avoir pu trouver une solution d’accueil pour un de leurs enfants lourdement handicapé.

25/09/2007 Si la France ne pose pas la question, qui la posera ? [NDR : par exemple l’Afghanistan, l’Afrique du Sud, l’Albanie, l’Algérie, l’Allemagne, l’Andorre, l’Angola, Antigua-et-Barbuda, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Arménie, l’Australie, l’Autriche ou l’Azerbaïdjan pour finir les « A »…]. Alors après, je ne suis pas un déchaîné des taxes. Je pose la question et je dis cela ne peut pas marcher comme cela. On va provoquer les conditions d’une révolution inacceptable. […]

25/09/2007 Je peux dire que le nucléaire militaire c’est inacceptable avec le Président iranien dans la salle.[…]

25/09/2007 Quand vous voyez des agences de notations qui notent triple A le mardi un produit d’épargne et qui le mercredi, le

notent triple B. Je pense que cela ne peut pas rester sans conséquence. C’est inacceptable

20/09/2007 Sur l’Iran, c’est une affaire extrêmement difficile. L’Iran essaie de se doter de la bombe nucléaire, je l’ai dit : c’est inacceptable. Je dis aux Français : c’est inacceptable.

17/10/2007 Je veux dire qu’il est inacceptable que 7 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté, qu’il est inadmissible qu’un ménage français sur 8 vive avec un revenu insuffisant.

19/10/2007 Parce que nous sommes décidés à ne pas nous laisser faire par rapport à des fonds spéculatifs, à des attitudes sans scrupules qui ne répondent pas aux critères de transparence qu’on est en droit d’attendre dans un monde civilisé. Je me suis souvent exprimé sur le sujet, c’est inacceptable, et nous sommes décidés à ne pas l’accepter.

29/10/2007 Le Président de la République a condamné cette opération, qu’il a qualifié d’illégale et d’inacceptable.

6/12/2007 Pour terminer ce court message d’amitié, de solidarité et d’espoir, je veux m’adresser plus particulièrement à Ingrid Betancourt, ma compatriote. Je veux vous apporter le témoignage du refus de la France d’accepter l’inacceptable.

19/12/2007 Vous le savez, nous nous sommes également fixé un objectif ambitieux de réduction de la pauvreté d’un tiers sur la durée du quinquennat. Pendant trop longtemps, on a considéré la pauvreté comme un statut dans lequel les gens devaient vivre le moins mal possible. C’est inacceptable. Pour lutter contre l’exclusion et la pauvreté, je veux qu’on s’attaque enfin à leurs causes. [NDR C’est là que nous manque Coluche pour dire un truc du genre « Raf, c’est vrai qu’ils étaient cons avant les présidents. Ils ne pensaient pas à s’attaquer aux causes de la pauvreté, les enfoirés…]

01/01/2008 La violence gratuite, elle est inacceptable. [NDR. Et la violence payante ?]

8/01/2008 Je ne laisserai personne le bloquer. La situation de l’agglomération parisienne est devenue inacceptable

10/01/2008 ces deux jeunes policiers espagnols assassinés sur le territoire de la République française, c’est inacceptable. […] Et on n’assassinera pas impunément sur le territoire de la République française des fonctionnaires, des policiers ou des militaires d’un Etat démocratique qui s’appelle l’Espagne. [NDR Ouf !]

11/01/2008 Et puis je veux dire avec beaucoup de fermeté et en employant des mots forts parce que je les pense que je considère comme honteuse et inacceptable l’attitude de l’Etat qui a consisté à ne pas rémunérer des milliers d’heures supplémentaires et de jours de RTT pourtant travaillés par les agents publics.  

01/02/2008 Aujourd’hui, les personnes atteintes de la maladie qui traversent un épisode de crise arrivent où ? Aux urgences de l’hôpital. C’est inacceptable. Inacceptable pour elles et inacceptable pour l’hôpital qui est déjà débordé.

6/02/2008 Et je veux dire que l’incendie des locaux de l’Assemblée territoriale est un geste grave, inacceptable, inadmissible, qu’il est une atteinte à l’expression démocratique. Et je mets en garde car un jour des attentats aveugles tueront un jour des Corses, des innocents [NDR. Merci pour les corses d’avoir bien précisé la nuance…].

11/02/2008 Est-il normal que des hommes en armes circulent sur notre territoire ? Est-il normal que les points de contrôle tenus par les forces de l’ordre soient régulièrement forcés par des criminels qui n’hésitent pas à tirer à vue sur nos hommes ? [NDR : Mais oui, bien sûr, non ? Une des tournures préférées de Sarko, qui vise à emporter l’adhésion, que peut-on répondre quand on présente les choses ainsi ?] Non, c’est inacceptable ! J’estime que tout ceci ne relève pas seulement de la délinquance. Ce qui est en jeu, ce n’est ni plus ni moins que la souveraineté de l’État.

16/05/2008 Davantage encore que le taux de chômage en lui-même, c’est la durée moyenne passée au chômage qui, en France, reste à un niveau inacceptable.

2/06/2008 Et que dire de ces 15% d’élèves qui sortent de l’école primaire en très grave difficulté ? […] Cette situation est totalement inacceptable.

18/06/2008 Il faut, par exemple, n’avoir exercé aucune activité professionnelle pendant un an pour pouvoir percevoir l’allocation. Il est inacceptable qu’il existe de tels critères pour décourager l’emploi et l’insertion dans la société.

25/07/2008 (Sur le Zimbabwe) Nous avons trois points d’accord. D’abord, ce qui s’est passé est inacceptable. Il faut revenir aux fondamentaux, Monsieur. Ce qui s’est passé est inacceptable et n’est pas accepté.

7/08/2008 La France, à titre national, réaffirme sa totale condamnation du coup d’Etat inacceptable en Mauritanie.

20/08/2007 J’ai voulu […] d’abord recevoir le père et le grand-père du petit Enis qui a été enlevé et qui a subi des violences sexuelles dans des conditions particulièrement scandaleuses.[NDR. Existe-t-il donc des conditions de violences sexuelles qui ne soient pas scandaleuses ?] Puis, j’ai voulu tenir une réunion avec le premier ministre , […] pour tirer les conséquences d’une situation inacceptable qui a beaucoup choqué les Français. Tout doit être mis en œuvre pour que cela ne se reproduise pas. [NDR Y’a plus qu’à, merci Nicolas…]

27/08/2008 l’Union européenne a fermement condamné hier la décision de reconnaissance par la Russie de l’indépendance de ces deux territoires. Cette décision, qui vise à un changement unilatéral des frontières de la Géorgie, est tout simplement inacceptable.

1/9/08 Je voudrais d’ailleurs dire qu’à l’époque la volonté très clairement exprimée des dirigeants russes, c’était de renverser le régime de M. Saakachvili. Dès le premier contact, j’ai clairement indiqué que c’était inacceptable. Ce n’était pas aux Russes de désigner le gouvernement légitime de la Géorgie. [NDR Merci de cette forte pensée qui fera date, Nicolas]

9/09/2008 Il est inacceptable qu’au XXIème siècle, plus de 3 milliards de personnes vivent sous la menace du paludisme dans plus de 100 pays. Il est inacceptable que le paludisme tue, chaque année, un million de personnes. Il est inacceptable de savoir que, dans les cinq minutes qui viennent, dix petites filles et petits garçons africains vont mourir pour avoir été piqués par un moustique infecté.

23/09/2008 Madame, cela m’est difficile de saisir la main d’un homme qui a dit qu’il fallait rayer Israël de la carte. Moi (NDR. tout est dans ce « moi »…), j’ai des convictions et cette déclaration-là, elle est inacceptable. Inacceptable. L’Iran est un grand pays, issu d’une très grande civilisation. L’Iran a le droit à la paix. [NDR Rappelons que Yitzhak Rabin, futur prix Nobel de la paix, avait souhaité que Gaza soit « coulée dans la mer« …]

30/10/2008 Comprenez déjà qu’en croissance, il y ait d’offres d’emploi non satisfaites, c’est un scandale. Mais en récession, en difficulté économique, qu’il y ait des offres d’emploi non satisfaites, c’est inacceptable. Il est inacceptable que des entreprises ne parviennent pas à recruter aujourd’hui. Il est inacceptable qu’on attende 4 mois avant de recevoir des demandeurs d’emploi en fin de mission d’intérim ou de contrat à durée déterminée. Mais dans quel monde vivons-nous ?

30/10/2008 René RICOL n’aura pas hésité à aller à la télévision et devant les médias pour dénoncer les exemples de restriction inacceptable de crédit.

4/12/2008 C’est avec consternation et tristesse que j’ai appris l’assassinat, mercredi 3 décembre, de M. Ignacio Uria Mendizabal, entrepreneur dans la province de Saint-Sebastien. Je tiens à condamner avec la plus grande fermeté cet acte lâche et inacceptable… (4/12/2008)

17/12/2008  Je rappelle que la moitié des jeunes qui entrent dans l’enseignement supérieur le quittent sans diplôme avant 2 ans. C’est un gâchis inacceptable.

6/1/2009 Ma conviction est que le retour au statu quo ante est inacceptable pour toutes les parties pour une raison simple, parce qu’Israël veut qu’on lui garantisse sa sécurité et parce que les Palestiniens de Gaza veulent la réouverture des points de passage.

Bien entendu, c’est à compléter…

Vous avez compris que ce jeu se pratique aussi avec « inadmissible« , « intolérable« , ou, dans d’autres registres « réforme« , « rupture« …

Toujours dans la lignée des posts précédents, un édito de l’excellent et indispensable Canard Enchainé du 8 janvier 2009 sur notre Président® :

canard Organiser lamnésieC’EST un des vieux trucs de Sarkozy. Il l’a même théorisé : « Agir ne suffit pas. Il faut agir très vite. » Cette bougeotte n’est pas qu’une simple question de tempérament : c’est une stratégie politique. Non seulement l’agité s’agite pour donner l’impression d’agir, mais il s’agite surtout pour qu’on oublie ses précédentes vaines agitations. Pour organiser l’amnésie.

Et en 2009 il va devoir se surpasser. Préparons-nous donc. Exerçons juste un peu notre mémoire.

Commençons par un exemple récent : les voitures incendiées. Plus de 1 000 au dernier réveillon. Et souvenons-nous que la sécurité, c’était normalement son fort. Il l’avait décrété voilà déjà longtemps, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur : « C’est désormais, pour les violences urbaines comme pour la délinquance générale, la tolérance zéro » (30/10/05). Tu parles.

Continuons par le krach : non seulement not’ président n’a rien vu venir, mais encore il croyait dur comme fer aux crédits hypothécaires, donc aux subprimes, cette escroquerie généralisée qui a fait capoter le système financier mondial. À l’inverse de Chirac, qui avait refusé de les importer en France, le candidat Sarkozy y tenait dur comme fer, et nous promettait des merveilles : « Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages » (4/07). Aujourd’hui, tout le monde s’en félicite, si la France résiste mieux que d’autres pays, c’est justement parce que les Français sont peu endettés…

L’allégement des impôts : en avril 2007, il promet de « réduire de quatre points les prélèvements obligatoires en France », « ce qui revient à rendre 68 milliards d’euros aux Français ». Poilade ! Depuis, comme l’a montré « Le Canard »(3/9/08), il a créé un impôt nouveau par mois.

La défense en trémolos du travailleur : « Il faut cesser de faire du travailleur la seule variable d’ajustement de l’économie. Je veux être le président de la réhabilitation des travailleurs et de la hausse du pouvoir d’achat » (7/2/07). Jamais on n’a vu autant de plans sociaux. Quant au pouvoir d’achat…

Le plein-emploi : « Vous en avez assez qu’on vous dise « Le plein-emploi, ce n’est pas possible ! « . Eh bien si, c’est possible !» (27/2/07). La preuve : le nombre de chômeurs vient de repasser au-dessus des 2 millions.

L’auto-augmentation : « Vous en avez assez de tous ces gens qui veulent toujours vous imposer des sacrifices qu’ils ne sont pas capables de s’imposer à eux-mêmes » (27/04). Lui-même s’augmente de 172 %.

L’école : « Comme Jules Ferry fit l’école de la République avec les hussards noirs, nous referons l’école du XXI’ siècle avec les enseignants » (2/2/07). Et de supprimer 13 500 postes de prof à chaque rentrée scolaire.

2009 devrait être un bon cru…

Jean-Luc Porquet

Dans cet ordre d’idées, on regardera en souriant la parodie utilisée pour les voeux du parti communiste…

Comme les suisses ont des journalistes, un article fort intéressant du Temps

Les doutes grandissent sur la frénésie de réformes de Nicolas Sarkozy      

FRANCE. Le signe d’un volontarisme intact ou une fuite en avant destinée à masquer la fin de la «rupture»? Interrogations.

Et une réforme de plus, une! Vendredi, Nicolas Sarkozy a détaillé son projet de réorganisation des hôpitaux publics. La veille, il avait dû rassurer les psychiatres, déstabilisés par ses plans concernant la prise en charge des malades mentaux. Mercredi, il dévoilait une réforme de la procédure pénale, qui remplacerait le juge d’instruction par un «juge de l’instruction», chargé de superviser les enquêtes au lieu de les mener lui-même.

Passé les six mois frénétiques de sa présidence européenne, le chef de l’Etat a retrouvé le rythme des débuts: une annonce par jour, dans les domaines les plus divers et parfois improbables. On attend déjà la réforme du permis de conduire (mardi prochain), un mini-remaniement du gouvernement (peut-être mercredi) et des mesures pour restructurer la presse écrite (bientôt).

La stratégie est connue : il faut occuper le terrain, ne pas laisser l’opposition souffler, dicter en permanence son agenda. Sauf que, cette fois, la technique semble atteindre ses limites. Les médias français, dans l’une de ces analyses politico-psychologiques qu’ils affectionnent, se demandent si le président ne s’est pas lancé dans une fuite en avant, destinée à masquer le manque d’ambition et de direction des réformes.

Signe qui ne trompe pas: son vieil ennemi, Dominique de Villepin, est sorti de son silence hier pour pilonner la «dispersion» de Nicolas Sarkozy. «L’hyperactivité n’est pas suffisante, a déclaré l’ancien premier ministre. Il faut donc un président capable de hiérarchiser les problèmes et de se consacrer à l’essentiel. Faire des images, c’est une chose, mais je crois qu’on a besoin de temps en temps de se recaler à la réalité.»

D’autres observateurs ont noté que Nicolas Sarkozy a dû reculer sur plusieurs dossiers : l’assouplissement du travail le dimanche (repoussé) ou la suppression de postes de professeurs (limitée). Quant à la «rupture», thème préféré du début de mandat, elle s’est faite rare dans ses discours.

Officiellement, bien sûr, le président ne lâche rien. «La rupture, c’est la réforme, et la réforme, c’est la rupture», explique son porte-parole Franck Louvrier. Cette semaine, Nicolas Sarkozy a même revendiqué le terme d’«omniprésident» dont l’a affublé la presse: «Je préfère qu’on dise ça de moi plutôt que roi fainéant», a-t-il expliqué devant les parlementaires de son parti. Mais son intervention n’a guère impressionné l’assistance: «C’était très convenu», estime un proche d’un dirigeant de la majorité.

Le coup de mou de début d’année est un peu une habitude chez Nicolas Sarkozy. L’an dernier, une conférence de presse ratée, centrée sur le nébuleux concept de «politique de civilisation», avait précipité sa chute dans les sondages.

Aujourd’hui, la popularité du président est à nouveau en hausse. Mais la critique sur sa méthode n’a rien perdu de son acuité: «Le problème n’est pas de faire beaucoup de réformes et de les faire vite, mais de les faire avec intensité et résultat, estime Hervé Mariton, un député qui fait figure de dissident au sein de la majorité. Un certain nombre d’entre nous le disent depuis le début du mandat, mais ça s’est aggravé et nous sommes plus nombreux à le penser.»

La crise financière est une autre source d’inquiétude. Nicolas Sarkozy a remporté la présidentielle de 2007 avec un programme d’inspiration essentiellement libérale. Aujourd’hui, il professe un «retour de l’Etat» qui fait grincer des dents une partie de la droite. Elle craint de voir réapparaître un vieux travers français: le président promet de réformer drastiquement les politiques publiques, avant d’y renoncer et de multiplier les dépenses destinées à acheter la paix sociale, ce qui creuse les déficits et la dette.

Dans le jargon politique, cela s’appelle la «chiraquisation». C’est la menace qui plane désormais sur la suite du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

 Sylvain Besson, Paris
Samedi 10 janvier 2009

 Bien analysé, non ?

Source NouvelObs.com

Nicolas Sarkozy a estimé vendredi 9 janvier à Strasbourg que l’hôpital ne souffrait pas d’un problème de moyens, comme l’affirment de nombreux syndicats, et rappelé que le budget de l’assurance maladie consacré à l’hôpital avait augmenté de 50% entre 1998 et 2008.

« Comme toujours en France, on ne regarde pas à l’intérieur du moteur ce qui se passe, on dit ‘il faut plus' », a déploré le chef de l’État en présentant ses vœux aux personnels de santé, et alors que 200 manifestants l’avaient accueilli sur place. « Entre 1998 et 2008, j’ai pris cette période parce qu’il y a eu des gouvernements de droite et de gauche, la France, au travers des dépenses de l’assurance maladie au profit des hôpitaux, a augmenté le budget de 50%. C’est 23 milliards d’euros de plus pour l’hôpital au cours des dix dernières années (…) je livre ce chiffre à votre réflexion », a-t-il poursuivi.

« Le défi de l’hôpital d’aujourd’hui, c’est que cet argent qui est nécessaire soit plus efficace parce que l’hôpital doit être mieux organisé », a ajouté Nicolas Sarkozy, se prononçant pour « une meilleure coopération entre les établissements entre eux et la médecine de ville ».

Après les récents décès survenus dans plusieurs établissements, le président a tenu à indiquer aux personnels qu’il les soutiendrait « en toutes circonstances », estimant que le système hospitalier français était « l’un des meilleurs du monde ». Il a d’ailleurs qualifié d' »exceptionnels » ces décès, assurant qu’ils « ne sauraient remettre en cause la confiance » dans le système hospitalier. « Les drames récents sont exceptionnels et ne sauraient remettre en cause la confiance que la nation porte à l’hôpital et à ses personnels », a-t-il affirmé. « L’hôpital est une institution trop importante pour les Français, pour qu’il soit le lieu de polémiques parfaitement déplacées », a-t-il encore affirmé.

L’Association des médecins urgentistes de France s’est déclarée, samedi 10 janvier, « atterrée par le discours », la veille à Strasbourg, du président de la République sur l’hôpital public. Le gouvernement n’a de cesse de rétorquer que l’hôpital a assez de moyens, mais trop mal utilisés. L’AMUF considère que « l’argument de la nécessité d’une réorganisation ne tient pas », car selon elle, « la précédente réforme, dite Hôpital 2007, était une réforme organisationnelle » mais « est un lamentable échec ».

« Une telle négation de la réalité des faits est inacceptable. La méthode Coué face à une crise de cette ampleur est une grave faute politique », poursuite le communiqué. Indignée, l’AMUF estime que ses alertes sur le manque de moyens des hôpitaux « ont été méprisées et balayées d’un revers de main par les gens qui sont censés nous gouverner (…) Ils n’ont rien fait et l’hôpital est en situation de rupture ». « Comment accepter cet aveuglement, identique à celui du gouvernement de 2003 qui, en pleine catastrophe, niait les morts liés à la canicule ? ». Lors de l’inauguration du nouvel hôpital civil de Strasbourg, Nicolas Sarkozy a formellement exclu de débloquer de nouveaux fonds pour l’hôpital public.                           

Mais il s’arrête des fois Sarko ? À suivre dans le prochain post..